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Mal du Fascisme

 

 

 

Guerre, Religion, Paix   

 

 

 

 

 

«Il faut trouver un moyen pour faire en sorte que les empires ne changent pas aussi souvent de mains et qu’ils se promènent en quelque sorte, car tout changement dans l’ordre politique produit des troubles, et les troubles produisent la guerre.»

Erasme, La complainte de la Paix (coll. Bouquins. Robert Laffont ).

 

 

 

 

 

Là, se situe à merveille l’ambivalence des conduites qui motivent les comportements dans une société qui peine de plus en plus à tendre vers son louable projet originaire de «paix perpétuelle» qu’elle s’était fixée il y a bien longtemps. Les religions nagent entre un stade de monopole monarchique et les dangereux remous révolutionnaires ou simplement contestataires qui secouent toutes civilisations. Comme une quête qu’on ne peut pas atteindre, l’homme n’échappe pas à son impérialisme pulsionnel, semble nous dire Erasme, et que, de Princes évidents auxquels ils se destinaient, les chefs d’état ne trouveront de salut et d’équilibre qu’au travers d’hypothétiques clauses spirituelles. Hélas, là aussi le bas blesse et ce sont à de funestes desseins que se livrent les chasubles quand elles prêchent en faveur du politique et qu’elles ne se contentent plus seulement d’officier. «Ce sont plutôt des bêtes féroces que des hommes, nobles uniquement par leur tyrannie, dont l’intelligence ne leur sert qu’a faire le mal et qui ne sont jamais unis que pour opprimer leurs Etats. Et ceux qui se comportent de la sorte sont considérés comme des chrétiens ? Souillés de partout de sang humain, ils osent entrer dans les églises et s’approcher des saints autels ?  (Erasme, p. 932).»

 

La séparation des pouvoirs n’a pas que laisser haines, rancœurs et séparatisme entre la gouvernance spirituelle et les affaires matérielles de ce monde. «Mais aujourd’hui nous constatons que la plupart des guerres prennent leur source dans la volonté de ceux dont les conseils et la modération devraient êtres les plus propre à calmer l’agitation des peuples (id., p. 934).» Le rôle des chefs d’Etat qui utilisent, pour renforcer de leur charisme les apports bibliques, est bien loin de celui des sacerdotaux et de l’engagement social des prêtres ouvriers ou des bonzes immolés en symbiose de leur don humain et avec la parole des écritures si différente de l’assujettissement à l’Etat qui se sécularise grâce à l’entourloupette du divin. Sans vouloir faire tourner un sang vieux de deux mille ans, «les chrétiens se sont les prêtres, consacrés à Dieu, et les moines qui se vantent en quelque sorte de leur être supérieur sur le chapitre de la piété qui enflamment au meurtre et au carnage, et font de la trompette de l’Evangile la trompette de Mars (id., p. 935).» Afin de comprendre et parvenir à se satisfaire d’une explication des plus élémentaires, la constance génocidaire qui encadre les nations-cultures, au fur et à mesure que s’égrainent les siècles sur le calendrier du temps, poursuit et sonde à sa propre manière la vraie principale raison qui motive les conflits (spirituels - philosophiques, matériels-armées) : «[C]’est la guerre elle-même qui fait les prêtres, c’est elle qui fait les évêques, c’est elle qui fait les cardinaux, auxquels est accordé le titre honorifique de légat de guerre, qui est considéré comme digne des successeurs des apôtres (id., p. 936)». Et de poursuivre «[...] ces princes que le pape Jules a pu exciter à faire une guerre si funeste, alors que le pape Léon, le plus vénéré des pontifs, n’a pu exercer la même influence en dépit de ses exhortations si nombreuses et si diverses en faveur de la concorde entre les chrétiens, manifestent clairement que, sous le couvert de l’Eglise, ils n’ont fait que servir leurs passions, pour s’abstenir de parler plus durement (id., p. 940).» Menaçant Erasme ? Qu’il se rassure ! D’autres s’en sont chargés «et les guerres de religion, comble de l’orientation de tels engagements, témoignent d’oppositions inextricables dans les consciences des pratiquants qui, aujourd’hui encore s’élisent à travers d’insignifiantes différences dans la manière d’honorer le culte quant elle ne se présente pas comme la forme spirituelle dominante du moment qui, semble-t-il, possède déjà son armée secrète alors que «l’Etat de guerre perpétuelle est l’une des causes les plus constantes de la misère du peuple et du royaume (id., note de l’éditeur, p. 940).» A bon entendeur salut ! Qu’ils méditent ces phrases du bon vieil Erasme lorsqu’ils boivent du champagne à Bagdad...

 

Que penser réellement des groupements activistes spirituels (GAS ? ! ) à la limite du sectarisme religieux quand le plus emblématique de tous ne peut faillir à l’échelle nationale et qu’il ne lui reste qu’à se replier vers la «cellularisation» de toute sa panoplie de comportements ségrégationnistes ? Bien soucieux de cultiver le paria et de se présenter comme les seuls et uniques bons prieurs, faisant porte close aux fois nuancées, ils prêchent la paix avec insistance alors qu’ils tancent la guerre parce que la logique historique est en eux ou se serait poser sur eux par simple naissance et appartenance. «Jamais ils ne croiront à la réalité du christianisme, tant qu’ils se rendront compte que le mal que le christ a détesté plus qu’aucun autre ne sévit nulle part ailleurs avec plus de force que chez les chrétiens (id., p. 951).»

 

 

La Religion, Antinomies ou Cohésion ? Réflexion de votre temps...

S’adresser au delà des confessions religieuses qui, pour ce qui est du lien social, prêtent souvent à confusion à travers les clivages plus ou moins intégralement exprimés lorsqu’elles se confrontent et que l’une d’elle voudrait aspirer à être plus authentique qu’une autre dans ses représentations et ses oppositions.

 

La Géopolitique des marchands d’armes. Le Bien, le Mal.

Prétendre au bien en ayant préparé le mal durant de longues années en pratiquant une lente et progressive destruction des équilibres concernant le partage des marchés économique. Bénéfices maximums, risques exponentiels... Processus accédant à son ultime apogée après avoir suffisamment macéré dans les marécages des xénophobes et s’être nourri du sucre du bouc émissaire où les plus maladroits sont enfin à la cartoucherie ; le globe se piste de noir, se coupe en deux, sans doute pour que la guerre en soit d’autant plus totale. Comme un pays coupé en deux il n’y a pas encore si longtemps, l’individu se retrouve noyé par l’un des deux poissons qu’il n’aurait jamais du manger en secret dans une arrière boutique de sacristie ou en communauté restreinte pour que s’érige mieux la théorie, maintenant qu’ «ils sont devenus quelqu’un avec leur patte blanche patriotique et leur simple salut au drapeau» pendant que d’autres en sont encore à pleurer les vrais morts.

 

Le prisme technologique n’est pas l’apanage unique de nos sociétés modernes et sur-avancées mais c’est bien l’Occident et sa diffusion planétaire qui vendent la possibilité laborantine et les composantes industrielles de l’impasse sans vraiment se soucier vraiment des conséquences engendrées par un tel commerce de continent à continent sur des produits quand même jugés de haute technologie, voire même qui relèvent du secret économique et militaire. Pour se sentir plus riche et plus fort maintenant que le bouc émissaire est mis au poteau d’exécution, la balance du marché mondiale s’apprête à peser ses propres erreurs et finira par compter son incompétence en s’arrosant d’un feu d’artifice digne de son erreur, une sorte de bouquet final pour relancer encore et toujours la même machine qui n’en finit pas de s’essouffler manquant de l’air des capitaux.. Mort soit en eux, ils le voulurent tellement ce «grand soir»...

 

 

 

La superpuissance se risque à trouver encore plus superpuissance qu’elle !

Géopolitique du mensonge.

Le désintérêt conscient ou inconscient qui se rapporte à la mémoire au profit, cela va sans dires, non pas seulement de l’oubli historique mais aussi du simple, et bien plus important, oubli de soi. Des individus oubliés, sacrifiés par générations entières. Ce qui rend favorable le développement de l’agitation nationaliste propice au culte du paria pour aboutir, finalement, toutes idéologies confondues à une sorte de «social-FASCISME» où l’être sans lui même, floué dans son humanité par sa simple utilité d’outil rend possible les pires catastrophes. Ah ! Oui, de la démocratie s’il vous plaît... érigée en dictature si nécessaire pour faire marcher au pas les plus récalcitrants et, sans le dire si possible, pour mieux éviter d’éventuelles comparaisons avec ce passé qu’on ne peut oublier.

 

 

L’oubli.

 

 

RENOUVELLEMENT DES NATIONALISMES

DEVELOPPEMENT DES EXCLUSIONS

SOCIETE DICTATORIALE

RESURGENCE DES TOTALITARISMES

 

Les états apparaissent comme des petits poids cassée défraîchis sortis du laboratoire de Mendel où le gêne récurrent du totalitarisme se croise et se recroise par des hégémonies politiques plus que douteuses qui fluctuent, en traversant les époques, entre des degrés plus ou moins élevés de violence, franchement avouée ou voilée. Quant aux alliances, rappelons nous celles des rois, elles ne soutiennent que plus vivement la guerre, que plus fortement tant elles se nouent par un cinglant souci d’intérêt économique.

 

 

UN POINT COMMUN A L’ORIENT ET A L’OCCIDENT : LE SEXE ,LA VIOLENCE ET LA MORT.

LE MONDE MENSONGE.

A force d’avoir combattu les bolcheviks et le nazi chez son voisin on le devient soi même et cette Histoire, cette si grande et ô combien immonde histoire du temps ressemble aux pérégrinations de fous voulant devenir Juif à leur place. De l’aristocratie aux ouvriers jusqu'à une bourgeoisie, certes plus à l’aise, syndicats et partis politiques, dès qu’ils se réfugient dans le nationalisme croyant y trouver une reconnaissance, ce n’est que pour mieux affûter les baïonnettes et faire couler le sang. De la Shoah aux assassinats politiques en passant par les révolutions sanguinaires jusqu’aux simples tueries de quartiers ; chacun contribue à sa manière et selon ses intérêts aux flambées de violence dans l’Histoire. En conséquence de quoi on observe une récurrence qui unit les états dans des rapports de violence toujours plus aigus et dévastateurs, un peu comme si de toutes façons l’échange international devait se préparer aux guerres puisque les marchés reposent, en leur expansion, sur des conquêtes. On saisit là, l’un des principal moteur de l’opulence rayonnante qu’affichent les Etats les plus riches. Modernes et impériales, en toute bonne organisation lucrative qu’elles étaient, qu’elles sont devenues et qu’elles seront toujours dans l’esprit capitaliste ; les Etats-Nations forgent leur expansion non sans se prendre des revers de médaille si se ne sont pas carrément des crachats ou des cailloux sur la figure que se prennent ses représentants en période de tensions incontrôlées et d’agitations innovantes et prometteuses d’avenir. Il faudrait pouvoir briser la face de ces autoritarismes étatiques qui cachent le secret économique du pouvoir trop soucieux de fabriquer des fausses preuves et de fausses factures pour faire tenir la propagande et racoler au plus large au risque de flouer une vérité qui leur échappe mais qui leur flambe régulièrement les yeux et la figure au moindre crash boursier. Des investissements massifs ont été alloués à une vaste entreprise de communication d’où est sorti un cinglé qui se permet le tir au pigeon sur le Président français un quatorze juillet, le directeur d’une salle de spectacle lui loue le bâtiment local - champagne - quelques mois avant, des preuves devenues fausses d’ancienneté empruntées à un thésard de 3° cycle pour faire monter la tension en Irak et une flopée de jeunes managers qui prétendent après deux ou trois années d’études être capables de faire tourner le monde à plusieurs comme eux puisque ce monde doit tourner dans leurs mains.

 

Des affrontements spirituels refont surface lorsqu’on observe d’un œil attentif les défilés des intégristes irlandais qui possèdent, ma foi, une bien surprenante conception du catholicisme tant leur revendication devient douteuses, sans quête de nuances mais pas sans un terrain propice au développement de tels excès, en réunion de masse. Et cette terre d’enracinement se cache derrière le non dit du secret et de l’idéologie militaire qui allait, soixante années durant, voiler et masquer la vérité sur notre pays au sujet de ses si tristes alliances avec le nazisme. Ca ressemblera toujours à du Dreyfus avec d’autres noms à la clé pour émoustiller les foules, retrouvées, un peu âgées en Alsace dans les années soixante-dix sous l’étiquette si détestable de «loups noirs» ( ? ! ) puis, il y a quelques mois encore, une trace dans une usine d’armement clandestine cachée au sein d’un charmant petit village dont le nom sent si fort la bière (Mützig). Ce possible qui était censé rester impossible n’est pas tomber sur le monde comme un marchand qui ouvre un stand sur une foire mais répond à une demande parallèle, encouragée par une police d’extrême droite, activiste au pire des partis qu’elle couvre et protège sous une pensée minimalisée, ses méthodes dites des généraux en mal de cibles. Il faudrait en débusquer encore bon nombre des disparitions inexpliquées pour remettre la cohésion sociale en route mais la France semble se résigner à rester coupée en deux, cinquante huit années après, à l’insu de ses fifty-fifty électoraux, de quoi bailler. On cite volontiers les héros de la nation qu’on n’a pas connu mais qui sont devenus des références comme pour se cacher derrière sa propre inaction pour ne pas se faire traquer par eux ou pour qu’ils ne viennent pas hanter l’existence des traîtres. Ils se défendaient à la Libération, ils ont combattus et résistés mais ils tiraient sur les Américains et prenaient pour fou un de ceux qui avait écouté Radio Londres depuis les débuts du conflit et sûrement pas pour un Front National - déjà à l’époque, malheureusement - qui suivait dans ses fondements idéologiques le Reich adoré, la collaboration active, la dénonciation lucrative, la spoliation jusqu'à l’utilisation contemporaine de ce plus vieux parti de France avec ses jeunesses en GUD brigadées qui n’a, sommes toutes, eu le mérite que de photocopier des cartes FN avant la fin de l’occupation pour ne pas se faire tuer et appartenir à ce qui, à l’époque, ne devait surtout pas disparaître. Faut-il excuser la véhémence de combattants fous qui pratiquent la politique moderne du casque de moto et de la batte de base-ball cagoulés quand ce n’est pas avec un poignard qu’ils viennent sonner à la porte d’un rabbin pour le poignarder car tout ce pays de 80% de rien est aux origines pédagogiques de ces déviants politiques, simplistes et outranciers, vindicatifs et illettrés, politisés à l’extrême et a-poétique ; ils portent une bien triste panoplie culturelle et la France leur monte au nez comme une moutarde avariée par leur nationalisme amer et une représentation française plus que douteuse et discutable. Mais ils ne veulent plus en débattre et disent qu’il faut oublier puisque c’est eux qui le font maintenant.

 

Il faudrait dégriper les charnières de l’histoire du fascisme qui ont enfanté la résurgence contemporaine de la «nationale attitude», du look «wehrmacht chic», des «tenues de soirée de la saint-Sylvestre», aller au bureau dans la France profonde, prendre rendez-vous à la sortie d’autoroute de Gambsheim pour aller à Rigendorf fêter l’anniversaire d’Adolphe Hitler ; de ces comportements consciemment organisés par un chef charismatique propulsé par des identifications tordues de patriotisme qui ne clarifient en rien ses positions raciales, xénophobiques et élitiste sur lesquelles il repose. La conséquence en est la création d’une société fratricide et sélective. Ils portent en eux, ces dignes représentant de la si petite flamme patriotique la haine de son prochain et la guerre, le viol et le cadrage de la personnalité. Ils jouent le week-end sur «play- station» ou en «paint balle» vendaient les babioles des reliquaires nazis dans la cour du lycée et occupent sans doute, aujourd’hui, des postes importants et sont devenus des personnes respectables sous couvert d’une psychiatrie tout aussi néo-nazie qu’eux.

 

De ces attitudes découlent des relations humaines de fossoyeurs où l’hypocrisie, en pleine action, sert de plein fouet la satisfaction personnelle de ces prétendus élus de la cocarde qui deviennent, tout honneur pensant, des miliciens du territoire qui déjà, pour commencer, sortent d’on ne sait trop d’où mais semblent pourtant facilement recensables - depuis qu’ils profanent, par coutume, les cimetières israélites - ; pour une utilité, au bout du compte, plus que litigieuse et sujette à l’analyse de bien des déviances. Une situation politique où les relations sociales sont minées par des pratiques parallèles hors la loi et une dialectique du mépris des oppositions ne peut établir de saines conditions préalables pour un développement économique durable. Et le coup de l’Europe chrétienne fait honteusement songer à de vieux rois partis en quête de fonds communs pour faire la guerre. La lamentable croisade du siècle psychotique peut commencer puisqu’on a retrouvé les croyants pour la faire et la poursuivre cette guerre du pétrole. Bush et Poutine se sont reconnus et ont sympathisé en se montrant un bout de croix. Ils espèrent nous aveugler par droit millénariste, eux le sont déjà totalement dans leur continuel développement des hostilités, millénairement abjects.

Le collectif, larvé par l’intérêt individuel, écarte les plus faibles et réduit ses possibilités d’appartenance mis à part son inclusion définitive dans les tréfonds de la pauvreté où s’oublie tranquillement la dignité humaine qu’on affame et qu’on traque au nom de la conjoncture économique, qu’on harcèle et qu’on extermine, qu’on nargue et qu’on exploite, qu’on bluff par le truchement du double langage et la langue de bois, qu’on voit d’en haut ou d’en bas mais jamais dans les profondeurs de sa destinée et de ses origines.

 

 

 

Les Etats-Nations-Capitalistes, pour tous droitiers qu’ils sont, portent en eux les stigmates d’une société à deux vitesses d’une humanité perdue. 

L’individu dans la société : exigences et coercition.

Contrairement aux apparences, le bonheur et la réussite professionnelle ne s’attribuent pas aux individus comme un acte de naissance. La socialisation et ses processus d’intégration façonnent déjà, avant qu’ils n’y pénètrent, l’homme par des prédispositions comportementales et une affiliation à une catégorie sociale déterminée à laquelle appartient, par famille, l’individu. L’éducation, l’instruction qu’elle devrait surtout apporter au cours de l’évolution cognitive d’un être vivant est bien loin de se faire dans l’égalité et selon des données et des pratiques communes bien que, après, plus tard, une fois qu’ils sont devenus grands, chacun estime avoir été maître de son destin. Puis vient le travail, si travailler reste possible pour les masses affaiblies, où la valeur d’un poste diffère selon les professions et dépendra toujours du cursus de l’apprentissage. Alors à cet instant crucial, lorsque le passé prédestine le présent et, pour si peu qu’il en existe encore, le futur, qui se charge de faire oublier le présent, le passé l’étant déjà ; alors se mesure l’hypertrophie politique décalée issue d’un discours coulant et mielleux. Croyance en une cohésion illusoire alors qu’à sonné le temps où l’exploitation salariale et l’expansion de sa masse par le capitalisme et son économie de marché s’interroge sur les limites de ses représentations et l’implication de ses méthodes dans l’établissement des conflits, des révolutions, des grèves, de la répression, du fascisme. Etat Populaire qu’il est devenu le politique dans l’Europe de tous les profits et l’idée de populisme fait froid dans le dos de l’Histoire mais c’est dans ce bol populiste que les individus désespérés, incapables de justifier et de reconnaître individuellement leur volonté à voir uniquement leur regroupement opportun alimenté par la xénophobie la plus basse et un nationalisme, si vivace, qu’il en devient presqu’animal ; forment la congrégation aveugle d’une «grande droite» européenne ou locale qui coupe et recoupe toujours le monde en deux par le truchement d’un schisme de la pensée quand elle ne finit pas par un dix de dèr à l’atout de guerres civiles qui inondent les civilisations et salissent les continents auxquelles appartiennent des Jeunes Nations fraîchement sorties de la décolonisation, gouvernance presque dictatoriale, si ce ne sont pas carrément des juntes militaires et putschistes en uniformes qui soutiennent et développent le processus de fascisation. Un fascisme évolué, d’un autre temps, moderne et évolué, inscrivant à son drapeau la «gestion humaine» des comportements et des mentalités.

 

Au rayon des conduites humaines nous saisissons l’individu dans une plus que modernité où il est toujours appelé, de plus en plus, à se surpasser lui-même, à aller au bout de ses possibilités en étant sans cesse obliger de se tenir à ce qu’on lui demande, en tant qu’outil de travail, et au courant des progrès évolutifs et en pleine technologisation qui concernent son champ d’exploitation. Eux, constituent la roue du carrosse qui tourne encore malgré ses grincements de plus en plus affirmés et revendiqués. Pour les autres, ceux d’en bas, du bien profond, les a-populaires devenus impopulaires et affiliés aux milieux marginalisés peu recommandables si on se place et se cache derrière le socialement correcte ; les chômeurs, les démotivés, les déclassés - encore que pour eux, il faudrait enquêter pour comprendre leur déclassement pour savoir comment l’environnement a pu contribuer à leur faire perdre les pédales -, les individus en crise identitaires sont nombreux et, comble de l’in-modernité de nos contemporains, l’étendue des classes d’âges qui en sont frappées commence dès les premiers stades de la vie (collège, primaire, lycée) pour finir par même toucher les retraités, les personnes âgées. Une société qui ne s’occupe pas de grand chose ironiserait on. Une société qui fait ce qu’elle peut pour rester optimiste quand ses esclaves sont dociles. Une société toujours appelée à innover, à évoluer, à aller de l’avant quand il s’agit de propagande électorale et qu’on découpe alors à la carte pour n’utiliser que ce qui cadre dans le programme politique, le reste devenant lacunaire, obsolète et indigne d’un quelconque intérêt lorsque cela provient d’idées usées qui appartiennent à une époque révolue... Cette société reste irrémédiablement enclavée dans la pauvreté relative de ses masses même si ceux qui parlent en son nom, les parvenus au pouvoir, sont de plus en plus riches matériellement tandis que leurs idées s’appauvrissent. Les moyens de production se sont améliorés, les gains de la productivité n’ont cessés de croître emportant dans leur sillage les affres de la précarité. La richesse n’a pas pour habitude de se serrer la ceinture alors elle est ainsi limité dans sa distribution, restreinte aux plus naïfs, pour faire populaire de la misère. Et qu’ils s’y serrent les coudes dans leur ouvriérisme ! Les rêves des gens de pouvoir sont si chers, coûtent tellement...

 

 

 

 

Le nationalisme, le fascisme, les «Grands partis de droite», pratiques de la démocratie totalitaire. Echecs de la démocratie.

 

Le culte de l’élitisme au mépris de l’humanisme. Le fantasme «New Order»...

 

«Avant on ne parlait pas aux Français»

«Avec Hitler, il n’y aurait pas tout ces immigrés»

«Avant on savait quoi faire avec tous ces...»

 

 

Les expériences de confrontation avec les expressions populaires et cyniques si défendues sous cape ne manquent pas. Elles témoignent de la virulence avec laquelle, en toute indignité qui la caractérise, une partie de l’humanité se fait les dents sur l’autre partie qu’elle parvient à assujettir avec une facilité déconcertante. Lorsqu’est tolérée la spirale dans laquelle gravite le bien être de l’autorité xénophobe et que se maintiennent, à travers les époques, le discours du «bouc émissaire», nous sommes loin d’approcher, du mieux qu’on le voudrait le domaine de la Démocratie. Celle ci ne constitue alors plus qu’un ressort pour propulser de nouveaux pouvoirs, un camouflet de la pédagogie du silence. Les douleurs étant suffisamment profondes - beaucoup se sont suicidés, sont morts prématurément - il semblerait pourtant cohérent de condamner ceux qui souillent les mémoires «d’époque» avec des bandes de miliciens contemporains qui les piétinent parce que cela fait plaisir à une partie de passéistes qui sourient à la soi disante nouveauté idéologique qu’ils véhiculent par leurs actes de profanation, sous couvert de ce qu’ils se permettent de nommer la raison d’Etat, derrière la forme de leur élitisme nationaliste à huis clos où le plus méritant se fait des galons. On en arrive à surprendre un des leurs visant le Président de son pays avec une carabine et rien de très spécial ne devrait se passer au pays de France où d’ailleurs, à les entendre, ils ne s’est jamais rien passé (!). L’aisance avec laquelle le secret civil permît à la droite extrême de se reproduire au point de redevenir une force, en ce siècle naissant sous les pires combats, porte en elle la franche et ferme volonté de faire survivre le populisme dans toute la laideur de ses dérives activistes qu’une jeunesse qui débloque plus qu’elle ne fait «bloc» se permet grâce à l’appui d’orientations décisives prises en haut lieu qui leurs ont préparées le terrain. Pour la personnalité de la nation probablement. Soixante ou quarante années de silence de la France presque forcée à se taire comme si la victoire de ce peuple en résistance allait se traduire en une sévère défaite de ce qui allait survivre à la victoire qui ne pouvait que paraître préfabriqué pour eux, bien plus de la moitié des habitants du sol de France, dans un profond remords de collaborationnistes aigris. La «Paix durable» se fait attendre et il faudra sans doutes encore quarante années de plus pour comprendre effectivement ce qui maintient le monde dans une sorte d’éternelle guerre. Dans un principe de non reconnaissance, les spoliations s’effacent, les contributions massives aux déportations passent pour devenir de simples vertus étatiques, les participations actives aux dénonciations ne sont plus que des bornes à l’oubli où se perçoivent les mentalités réelles qui motivent de tels actes et qu’on restaure comme programme gouvernemental dans le numéro du tout sécuritère. Ce pays reste profondément divisé même si les décisions ne se prennent pas dans la rue. Les élections cherchent un sens à la cohésion et ne rendent compte que des divisions d’un pays définitivement coupé en deux , isolé en ses bases par un non sens qui n’explique que la poursuite de l’exploitation capitaliste des forces humaines prise dans sa forme d’aliénation divine des plus inquisitoires. L’expansion de la misère et l’accroissement de l’enfermement suffisent à eux seuls par corroborer le glissement lent et progressif de cette (a)droite bascule que constitue le secret électoral dans tout ce qu’il a de conduites secrètes préalables et de pratiques non officielles.

 

Un secret militaire au sujet d’une France bien secrète, c’est très pédagogique, et ça permets de former des éléments propres à un système spécifiquement destiné à commettre des meurtres d’état, réels ou théâtralisés, qui , de toutes les façons seront protégés et les protagonistes réhabilités, le temps aidant, par l’acceptation dans les mœurs de leurs extrêmes actions et l’adhésion, dans la dilution - toujours prête à frapper au demeurant - au grand côté de tout ce que le politique peut renfermer de caché et de sous-jacent dans ce pays. Pédagogues de l’oubli des origines qui greffaient sur la panoplie de plusieurs générations les stigmates de bêtes sanguinaires affamées d’une reconnaissance sociale qu’elles finiront bien par obtenir, à la disgrâce de leurs principes plus que discutables et cette incapacité que vous leurs injectez dans des cerveaux à œillères, préparés par vos soins à grand coups de corrections, vous le devez à votre fascisme encyclopédique devenu si raffiné dans ses nuances et applications, parachevant l’adaptation sordide de son temps dans des formes discriminatoires contemporaines enfouies dans les rouages des interactions entre les organisations qui pratiquent, quoi qu’on en veuille, un incessant et fluctuant jeu de l’appartenance ou de l’exclusion, de l’instruction ou du rejet, de leur compétitivité en orgies publicitaires et ses doses de mensonges plus ou moins difficilement acceptables dans leurs formulations ; l’enfant, avec son lot d’ascendants, face aux exigences de son époque risque de finir par se retrouver avec juste un drapeau et un missile à contempler si ce n’est pas déjà le cas pour bon nombre d’entre eux qui appartiennent, malheureusement, à des territoires en guerre. Et les nôtre sont suffisamment stupides pour commettre des actes de guerre sur leur propre territoire, des assassinats de cape et d’épée le jour du quatorze juillet ou sur le pas de la porte d’un rabbin parce que leurs «papas» le faisaient déjà et qu’ils ont appris à régler les appartenances condamnables à l’arme blanche. Que dieu de nature ne fasse pas vouer ces activistes à l’irrémédiable, à l’image de ces conduites criminelles, de la déviance politique qui les sous-tendent pour que tout un pays en arrive à se mobiliser derrière le tout sécuritère, une sorte d’emblème néofasciste qui pourrait devenir son fardeau à force de se lancer les yeux fermés et bandés sur la pente toujours glissante du redressement social où l’asocial n’est, finalement, pas si inutile qu’on voudrait nous le faire croire quand il devient bouc émissaire. La pédagogie du silence ne garde que les éléments anecdotiques de faits isolés derrières lesquels se cacheraient la vaillance de chacun. Les douleurs étant suffisamment profondes - beaucoup se sont suicidés, sont morts prématurément - il semblerait cohérent de ne pas souiller leur mémoire d’ «époque» même si des bandes de miliciens contemporains les piétinent parce que cela fait plaisir à une partie de passéistes qui sourient à la soi disante nouveauté idéologique qu’ils véhiculent dans leur état de profanation, derrière une raison d’ETAT qui édifia toute la France de 1942 à aujourd’hui ; toute cette forme d’élitisme nationaliste.

 

L’histoire de vie de certains s’oublie dans le regard historique que portent - parfois même des pays entiers - quand ce ne sont pas des groupes de population entiers qui s’élèvent les unes aux autres, sur le passé. Des institutions aux formes de Justices liées ou assujetties, des délégués de pouvoirs, des bases décisionnelles ressemblant à des groupuscules familiaux ou des cartels d’obédience, la manière qui s’inscrit dans notre pays et qui cherche à nouveau à s’imposer par la force via «détruire» son opposition si dérangeante pour le capitalisme, on le comprend, mais aussi pour sa mémoire coupée, morcelée et parcellisée par ce que la raison politique nomme plus généralement le «trop gênant» avec toujours la même volonté d’éloigner les traces compromettantes pour l’intérêt commun prédisposé à accepter des principes d’enseignement qui deviennent par la suite litigieux quand s’éveille, lentement et progressivement, l’inconscience collective ; cette manière, sous-jacente aux relations sociales qu’elle prépare comme de la pâte à modeler, enseigne et pratique des procédés plus que discutables, frise souvent l’indigne attitude oppressante, couche dans des nids d’armes, flirte avec les réunions clandestines, vend et achète pour mieux renégocier ce qui fait la grandeur des Nations pour, une fois au bout de la chaîne, ne plus peser très lourd dans l’assiette du citoyen qui n’y comprend plus grand chose lorsque pauvreté, persécutions et suivit de l’Etat pour faire jouer des barbouzes sur son dos comme des lames de rasoir qui rentreraient dans son cul ou des vipères à la télépathie destinée à paralyser et tuer retourneraient un cerveau comme du «poisson pourri» parce qu’eux, vous savez, sont les «fines bouches» et les fidèles accompagnateurs des complots, du mensonge politique que permettent ses secrets et toute la clique de totalitaires épongeurs des marchés de la finance internationale où les prétendus plus éloignés cachent la façade (croix, bannières ou partis) d’une guerre absolue. Par quoi et comment en arrive-t-on à des situations si extrêmes de terrorisme si ce n’est de l’avoir propagé au fil du temps dans des affrontements veules d’élections qui, pour la victoire, n’en constituent pas moins une mise à mort des gauches à chaque tour de scrutin. Au fil des étapes évolutives du fascisme, du totalitarisme, des dictatures de l’empirricide financé par nos propres soins que nous exportons en toute tranquillité sous les cargaisons d’armes si sophistiquées que nous y envoyons ? Mais alors n’ont-ils pas, quarante années à bouches closes, pratiqué ce qui se faisait pendant cinq ans où il semblerait qu’ils ont tout appris ? L’OAS, le SAC sont les maîtres en matière de terrorisme pour que prédomine la droite, le droit des plus droits s’immisce dans les mœurs jusqu’à supprimer une opposition qui n’est pas dans d’autres rangs mais disparaît comme morte prématurément ou temporairement par le jusqu’au-boutisme économique digne des meilleurs nazis qui s’empare d’une planète gobe monde où il n’y a plus qu’un dictateur mais plusieurs, une sorte de jeu truqué qui se joue à quelques uns. Les techniques frauduleuses s’étalent sous les semelles des gouvernants/dominants qui n’ont que le seul et unique tort de n’avoir jamais été dominés ou alors c’était pour continuer à dominer ou ils ont oubliés, ce ne peut qu’en être encore plus jouissif pour eux maintenant que ça continue «depuis que le monde est monde».

 

 

 

Contradictions et faiblesses de notre démocratie.

Modifications architecturale de la conception temporelle de l’existence. Sursauts d’énergie.

De Braudel en Platon de Barrès nous voyons tourner la France d’aujourd’hui qui commence à se retrancher derrière son ancestral nombrilisme proverbial qui chercherait à faire de certains des extra-terrestres, des gens pas comme les autres dont il faut s’occuper, des thuriféraires qui voudraient gérer et gèrent non pas seulement les tirelires des personnes isolées mais également les interprétations de leur existence profonde, intime, secrète parce que soit disant «il faut être Français pour comprendre la France...». Je m’interroge : la France de la bureaucratie, des lois qui en écartent une partie, du jeu des interactions où tout le monde se connaît, se connecte entre parties mais pas le corps social dans sa totalité prise sans les intégrismes liés à l’inclusion de tous alors que toutes bonnes démocraties devraient être le choix qui n’en impose pas aux autres. Se les laisser imposer conduit au totalitarisme le plus facile à imposer. C’est ce qui truque et fausse la donne des balancements successifs que connaît l’antinomie électorale à chaque changement de majorité, présidentielle, locale et le tout confondu. La cohabitation ne fut pas inutile. Elle existait mais ne put hélas pas accéder à l’entente productive et sensée qui aurait déboucher sur le bon sens. L’état du pays s’est retrouvé noyé dans un bouillon où chacun spéculait avec les mêmes thèmes, les buts à atteindre à peu près identiques mais avec des méthodes et des attributs présentés par des degrés d’approche carrément opposés. D’identités mêlées et métissées au rappel de notre entité d’appartenance qu’est la nation qu’il devrait être inutile de rappeler puisqu’elle s’inscrit directement dans la possibilité accordée par la démocratie au droit de parole. Si il faut y rappeler la notion de nation, c’est que déjà alors la démocratie n’existe plus, ou alors ils souhaitent en récupérer une de nation à laquelle finalement ils n’appartiennent pas...

 

Selon qu’on s’attache à un très grand passé, qu’on ne laisse pas beaucoup de place au présent mais qu’on se réserve pour un très grand avenir en les accentuants de plus ou moins d’intensité, nous découvrons au travers des mouvements nationalistes contemporains qui désirent récupérer la démocratie pour l’histoire d’un présent qui se constitue alors comme un point aveugle au temps ; on s’accorde plus ou moins à se tromper sur l’histoire. D’où l’émergence accrue, voire absolue de l’autoritarisme. La mémoire mytho-historique, qu’elle soit Juive, Chrétienne, Bouddhiste ou Marxiste reviennent sur la scène politique comme des drapeaux prêts à partir en torche comme des oriflammes parce qu’elles sont devenues, du moins quand elles le deviennent, et chez certains ce désir est nettement plus prononcé, des mémoires mytho-idéologique. Le rappel à l’entité d’appartenance, lorsqu’on s’y réfère, ne peut qu’envisager des mécanismes d’exclusion à venir.

 

La sécurité, le terrorisme, le global dans l’économique.

Dans L’Etat voyou de Jacques Derrida le terroriste est décrit comme celui qui connaît tous les rouages financiers qui conduisent à définir le monde en ce terme, toutes les opérations des services secrets, toutes les vicissitudes des Relations Internationales. Le terrorisme est une réaction envers et contre tous les émissaires envoyés là-bas pour qu’y infléchissent les politiques qui ne nous conviennent pas. La situation d’un pays qui se fait diriger par le tiers regonflé par un second tour en somnolence nous révèle une demi démocratie qui devrait se lancer le défi de dépasser la simple morale passe par tout qui, au bout, s’édifie en mémoire collective qui, si elle ne représente qu’une partie, peut facilement devenir le reste et s’imposer au tout fasciste. Afin d’éviter cet inconvénient, accéder à l’éthique garanti l’existence des encore proches démocraties questionnées par les OGM, les troubles climatologiques (ozone), la surpopulation urbaine et l’usage de la force à tous vents ainsi que d’une certaine manière, briser les idéologies qui s’abattent notamment sur l’Afrique en pleine ingérence militaire.

 

La droite et son passé

L’inconvénient avec la droite en générale - mis à part qu’avec son Général et encore parce que certains prétendent qu’avec lui ça a toujours un peu été la guerre sociale - ça a toujours été un peu quelque part la «guerre civile», c’est sa propension à faire d’elle le seul et unique groupe compétent pour gouverner, gérer et décider des affaires du pays. Et bien, gloire à elle, son passé est glorieux à ce niveau et ce n’est pas son retours au pouvoir qui atténuera ses implications affairistes maintenant que ses trois larbins marchands d’armes et impliqués dans le pétrole jusqu’aux plumes, encouragés par toute une équipe, se retrouvent derrière les barreaux. L’inconvénient avec la droite c’est que le retours sur son passé n’est possible que si celui-ci auréole son avenir politique et témoigne uniquement de ses compétences au lieu d’insister sur ses carences. Il faut remonter loin, si loin qu’ils sembleraient oublier l’aspect rigide et autoritaire de ses directoires, nos contemporains. Il existe un condensé, résumant assez fidèlement l’évolution des traces que laissent la droite dans les méandres du temps. René Rémond y parle d’une Continuité et [de la] diversité d’une tradition politique. C’est La Droite en France de 1815 à nos jours telle qu’elle a pu être et comme elle semble l’être encore aujourd’hui dans bon nombre de ses fondements malgré l’évidence que René Rémond enseignait en tant que Maître de Conférences à l’Institut d’Études politiques au début des années cinquante il n’en reste pas moins contemporain par ses analyses et nous aide à percevoir certains dangers parce que si la droite a de tous temps gouverné et régi le monde, celui-ci a aussi toujours été en guerre par ses soins. Ainsi, René Rémond exige que nous «demandons à l’examen du passé de lui rendre sa diversité et de retrouver l’unité vivante de son développement historique [...]» comme si des pans entiers s’étaient dissimulés dans des mémoires enfouies ou trop contrôlées, voire peut-être même trop manipulées, «[...]c’est dans cette tentative de faire servir la connaissance du passé à l’intelligence du présent, que la présente étude trouve sa raison d’être et sa justification.» Cet ancien Maître voit comme une coupure dans la société qui traduirait justement cette séparation ancestrale entre la droite et la gauche à cause d’une «division traditionnelle de l’esprit public en deux grandes tendances contraires [qui] reste aujourd’hui la clé qui ouvre l’intelligence de notre histoire récente : elle égarée, cette histoire sombre dans l’incohérence arbitraire d’un désordre fortuit.» Dans certaines régions «le glissement à droite semble s’opérer au même rythme que le progrès de l’indifférence religieuse» c’est que par le passé les marques de la laïcité n’étaient pas aussi développées que maintenant et pour trouver une constante beaucoup plus fondamentale et ô combien limitée et restrictive qu’est la famille. Quelle soit «monarchie paternelle, patriarcale [...] les collectivités territoriales, professionnelles, politiques même, sont conçues sur le modèle de la famille [...] dans la pensée de droite...l’importance reconnue à la cellule familiale dans l’organisation de la société restera jusqu’à nos jours un des indices les plus sûrs auquel reconnaître les tenants de la conservation politique et sociale.» Mais royalisme et catholicisme vont rapidement s’interpénétrer et cette «alliance va désormais être un des caractères intrinsèques de la droite conservatrice. La doctrine politique et la philosophie sociale de l’ultra-royalisme prennent place dans une perspective religieuse. La conservation politique et sociale s’achève en conservation religieuse.» Même au comble de sa naïveté et avant qu’elle ne connaisse les grands mouvements révolutionnaires, «[...]à chaque génération, des écrivains, des doctrinaires, des publicistes tenteront de la rajeunir et de lui rendre l’éclat et la puissance qu’elle connut aux beaux jours de l’ultra-royalisme.» Ce fort groupe de la Restauration se ferra éclater en 1818 par une répartition plus démocratique entre jacobins et libéraux et «l’ultra-royalisme est comme dilué sur de vastes étendues où la majorité lui échappe. [...] Les terres fidèles...dessinent ainsi comme un vaste arc de cercle à la périphérie du territoire national.» C’est bien dans cette royauté qu’il faut chercher et trouver cette aptitude à la domination pour émettre immédiatement des réserves quant à ses propensions démocratiques et qu’«[i]ci comme là, c’est la même politique du pire avec le fallacieux calcul que de l’excès du mal sortira le salut du pays (p.41). [...] L’histoire générale, toute occupée des luttes qui opposent les ultras à leurs adversaires, n’a pas toujours le loisir de s’arrêter aux épisodes de leurs relations internes ; et cependant celles-ci sont d’un intérêt au moins égal, car on voit se former peu à peu les tendances, se dessiner à mesure les interprétations de l’ultra-royalisme qui survivront aux circonstances de leur apparition, au régime, au parti et dont les prolongements s’inscrivent depuis dans l’histoire de la droite.[...]. Le souvenir nostalgique de ce temps où ils avaient pensé toucher au succès ne devait plus les quitter (p.40).» D’autres tentatives, plus ahurissantes les unes que les autres se succéderont «pour faire de la droite “le parti de l’intelligence" (p.42).» Parfois encore l’histoire de ce genre de France frise le ridicule lorsque la contre-opposition devient extrémiste que pour préserver l’ancien régime traversant un siècle pour se retrouver sous un anticléricalisme pas très judicieux que portera alors l’Action Française en lambeaux à son drapeau. Quand la vieille France y rajoute une pointe de légitimisme qu’elle ne justifie en ses sources que dans l’utilisation de la force, «[l’]état d’esprit les préparait déjà bien mal à comprendre leur temps : retirés sur leurs terres [...]. Leur expérience politique, déjà courte, s’appauvrit encore (p.57) .» De promesses d’avenir en promesses d’avenir, les grandes guerres en perspective comme pour ne jamais en sortir.

 

 

 

Pourquoi revenir au Parti Communiste ?

Aujourd’hui les «gauches» sont tiraillées jusqu’en leurs jeunesses si multiples mais historiquement, celles-ci, comme le furent les générations de parents précédentes des «parents» qui les formèrent et qui succédèrent au Parti le voyant, dès les premières élections qui suivirent le nazisme et qui se promettaient de définitivement pratiquer une certaine «restauration» des politiques dites valables pourvues qu’elles soient étrangères au Front populaire de la Gauche d’alors qui voulait éviter «la guerre», tout comme on peut se demander sous quelle validité devait-on se vouer aux politiques de droite parce que l’armée devait prétendument être à droite, soutenue par des collabos qui passaient parfois de l’autre côté mais qui revenaient toujours chez eux ? La droite fait la guerre, le socialisme l’y prépare et le Parti communiste doit sauver le pays, l’histoire intellectuelle de ce pays l’exige. Beaucoup d’approches tentent de s’approcher de l’idée communiste sous toutes les formes communautaires possibles et imaginables jusqu’aux sectes si diversifiées et au demeurant fortement unies, camouflées et sauvegardant pas grand chose. La laïcité de ce pays devrait de la part du Conseil constitutionnel, si cette laïcité pouvait avoir un sens, exiger que soit retirer la fièvre religieuse de la vie sociale au lieu de la raviver selon les époques, modelant les stratagèmes à ses convenances de circonstances, édifiant une réalité politique sorti de tout sauf de l’histoire d’un pays.

 

Socialement le monde ouvrier a tenté, sans y parvenir entièrement, l’idée communiste dont une partie avait sauvé la France du fléau de l’extrême droite en 1945.

 

Croire aux droites et à leurs extrêmes (surtout, essentiellement et toutes convivialités confondues) revient à croire et œuvrer à un retour du pire.

 

L’après flou historique de ce pays qui conduisit au crash qu’a connu ce pays au soir du «21 avril» devrait ramener en ses débats chaque formation politique de la gauche à savoir la structure intellectuelle fondamentale de base qu’était le Parti communiste qui en ce nom porta, du Congrès d’Épinay à jamais, la gauche plurielle qu’on a perdu et qui risque de se dissoudre dans l’Esprit totalitaire de toutes les droites. Cela rappellera les entre-deux générationnels des conflits jamais résolus, d’autres n’y verront peut être que du feu, leurs armes à feu essentiellement, calquées sur les Etats-Unis, l’Administration avec, le modèle familial intégré adéquat collé par dessus en sauvegarde à la Crise économique et la part pétrolière truquée et faussée par le marché des armes (aux fusibles nucléaires) sans pour autant sécuriser la planète, remettant toujours à plus loin, à une guerre ultérieure, l’avènement universel de notre modèle économique.

 

Soucieux d’être représentés par une «noblesse politique» de type allégée qui ne cessait de nous écarter de notre propre avènement, le Congrès ne devait démocratiquement pas s’écarter du Parti communiste des évolutions de l’avenir de la gauche. Aujourd’hui ces deux formations se retrouvent appauvries comme si la guerre avait continué depuis l’ensemble qu’ils avaient constitués lors de ce Congrès. L’Europe doit être verte, mais avec le Parti communiste et au sein de la chrétienté triomphante. Le parti socialiste doit se rapprocher du Parti communiste au lieu de s’en éloigner ou de l’écarter. Toutes les formations encore «ouvrières» ou en passe d’êtres transformées devraient à elles toutes seules se retrouver vers l’unité de départ et faire, comme le lui demande son histoire de la gauche, une politique commune. Parfois c’est pire, les anciens voient se positionner de plus en plus confortablement des retournements de situations où les syndicats (CFDT) rejoignent le MEDEF espérant sans doutes être après mieux indemnisés, d’autres pour une part relative rejoignent l’extrême droite par instinct nationaliste sous compréhension «benladisante» de la société, de la tournure que prend la logique sociale nouvelle de la politique équipée dans le passé qui l’avait détruite. Cela ne peut pas correspondre à une issue aux exploitations humaines que la disparition des communistes enclenche depuis longtemps. Les Géorgiens ont montré que ce qu’on ne peut faire dans son pays, on ne devrait pouvoir le faire ailleurs alors ils y sont allés, unis, sans complexes pour chasser leur fasciste, leur chef. La France a fermé sa gueule aux yeux de la République et de la Démocratie lorsque Le Pen est revenu de Hongrie avec ses appartenances affichées du «verbe» des discussions inutiles (y compris celles de Gagny) qui paraissent invraisemblables bien qu’elles soient lumineuses pour tout un côté politique, cela me semble révéler de sombres appartenances de la part de l’Etat dans ses manières de préparer l’avenir et une dangereuse dérive vers des formes d’autoritarismes pouvant conduire au totalitarisme - si nous ne nous convertissons pas à la droite unifiée par ses mêmes extrêmes - ça, c’est le jeu de l’évolution de leur politique, les pires dérives de triage, de mise au pas, de simplifications locales des lois par relecture en patois ou je ne sais quoi...que sais-je encore, la crainte raciste ayant été pratiquée pendant cinquante ans, le discours de Le Pen en Hongrie en ayant fait un drapeau de ce que tout le monde chuchotait tout bas ; où peut et veut aller ce pays ?

 

La Justice à gauche devrait venir, d’après l’histoire, du Parti communiste et c’est tout le contraire qui se produit dans l’éparpillement de nos forces disséminées qui ont ouvertes pendant quinze ans les portes de la France à ce qu’il aurait mieux valut éviter : le phénomène des pratiques de la droite extrême dont s’accommode le crime mondial transmué par des intermédiaires financiers qu’il a toujours été difficile de convertir aux financements de la gauche. Les disparités régionales ne s’affirmeront plus quand elles seront toutes à droite, le genre humain s’en retrouvera uniformisé, marchand sous le même pas, évoluant sous des domaines réservés, loin de ses bases. Le Nationalisme étripe l’Europe de fond en comble alors qu’il aurait du en disparaître. Israël devrait être...Schinouï...et reste sous la botte de Sharon. Certains veulent convaincre que le socialisme ne servait à rien, ça risque de marcher si les socialistes ne se rangent pas derrière les communistes rien que par mérite d’oser renvoyer l’ascenseur à ceux  qui les avaient porté aux urnes, dénudés qu’ils en sont.

 

Votons «tous communistes» car la France l’exige et l’Europe le demande par les vagues successives que les états-milices derrière lesquels se pratiquent les grandes violences des patriotes défoncés par le consumérisme du monde marchandise font déferler sur ce monde moderne où même l’humain en devient une des marchandises s’il ne relève pas des plus hautes sphères d’appartenance à l’Etat. Voter communiste reste un devoir historique par raison de l’histoire.

 

Le Parti communiste est le seul parti historique fidèle à une réelle volonté d’établir une entente mondiale à peu près cohérente quant à l’égalité des citoyens ainsi que face à la propension de tracer une forme de vérité étatique sachant s’extirper du flou des histoires troubles de tant de nations dites démocratiques où l’exclusion et les formes de xénophobie larvée transgressent chaque jour les prétendues notions égalitaires et fraternelles prônées particulièrement chez nous. Qui d’autre que Poutine marque cette volonté lorsqu’il traite ses nationalistes de personnages obscurs, bêtes et irréfléchis ? Car quoi d’autre que ce nationalisme outrancier et idiot pousse les états à s’affronter dans la puissance économique ou carrément armée quand les intérêts en deviennent trop important ? 

 

Au fur et à mesure que les représentants communistes de la Résistance (n’en déplaise à M. Le Pen) se retrouvent en un nombre de plus en plus restreint, il faut que ce pays se souvienne de leur engagement et surtout du fait qu’ils n’étaient pas aux origines des épurations mais que celle-ci étaient, à l’époque, dans beaucoup de régions, organisées à leur encontre sous prétexte de raison militaire qui avançait vers les Russes dans une sorte de course poursuite idéologique où, la corde au cou à peine desserrée, il fallut aussitôt qu’une partie des alliés se remettent un couteau entre les dents, histoire de se garder le pays sous la main et de continuer de gouverner avec les mêmes terreurs et les mêmes craintes de la gauche sociale. Comme si ils (les alliés en partie en question) commençaient enfin la guerre, ils rêvaient d’aller jusqu’à Moscou comme si plus de la moitié de l’armée française s’était reposée pendant quatre ans derrière Pétain et Laval et que maintenant le monde serait pour eux ayant tout appris de la domination, du pouvoir totalitaire et de la suprématie économique. Tous ces paramètres sont ainsi relégués aux oubliettes et se cachent sous une mémoire collective de constitution à laquelle très peu ont appartenu mais qui a détruis, détruit encore et continuera de détruire plus d’une mémoire personnelle qui, en ses origines déjà, manquait de non reconnaissance historique des faits à laquelle se greffait une falsification existentielle qui, par la suite, modifiait intégralement les origines politiques d’individus qui étaient important et que l’état n’a pas daigné reconnaître comme tel préférant se garder les représentants des pouvoirs locaux qui avaient bien connus les nazis pour en faire des êtres de souffrance, ployés consciencieusement par les nécessités de collaboration mais qui néanmoins sortaient de cette période enrichis d’un avenir prospère.

 

Au fur et à mesure que les générations se succèdent et que la pédagogie orientée de l’oppression se muscle, la France finira par faire de sa collaboration et de sa Résistance une sorte de livre d’images simplifiées tout juste bon à se faire effeuiller devant des naïfs tout comme l’est la simplification transformée en loi d’une religion, elle aussi tout juste bonne à être raconté à des enfants, mais pas au-delà.

 

Le Parti communiste est le seul parti capable de préserver la planète de ses folies modernes. Le Parti communiste est le seul parti capable d’éviter à la planète de se faire user par des «Faucons» et détruire par les masses humaines qui leur sont soumises. L’imbroglio de la collaboration et de la Libération de la France ont, toutes deux, jetées les fondements d’une troisième mission qui consistait par la même occasion à également désarmer le Parti communiste et finalement, espérait concrètement sa destruction pure et simple. Pour comprendre le mépris à l’égard des communistes après 1945 il ne faut pas se cacher derrière l’aveuglement stalinien mais remonter aux dissensions qui déchirèrent la classe ouvrière voyant presque sa moitié rejoindre les rangs du nationalisme fasciste pour se faire racheter par du patriotisme national à l’origine de l’oubli organisé de la cause prolétarienne. Le drapeau ou le monde mais le monde entre tous ses drapeaux vit dans le sang, la délation et l’extermination de ce qui ne cadre pas dans les logiques des pouvoirs qui doivent faire simple pour élargir au mieux leur audience et établir leur légitimité ainsi que la stabilité dont ils sont redevables par la garantie de s’attribuer à ses services une sorte de masse laborieuse sous payée et aisément exploitable qui, bien gardée en leurs mains, garantiront la prospérité et resteront au service du capitalisme d’extermination capable de faire plus que tuer par ses armées interposées. Parce que la droite depuis ses origines jusqu’à nos jours n’a cessé de voir en son opposition un danger uni derrière toutes les gauches nous nous retrouvons, à chacun de ses retours au pouvoir, confrontés à toute une supériorité historique de la domination dont l’histoire nous narre les subterfuges. Issue des rois et des guerres d’empire jusqu’aux clonages humains probablement tirés de laboratoires clandestins, en leur origine, créés par une «médecine de 35» gestionnaire de certains virus qui, si elle ne les répandait pas, savait les utiliser comme du défoliant social ; la droite historique, à force d’avoir assujetti plus de la moitié de l’humanité se retrouve, en ses fonctionnements, comme privée d’une moitié de cerveau qui la fait fonctionner dans une sorte de pensée unidirectionnelle prête à braver les pires catastrophes de civilisation qui elles, sont véritablement fabriquées par les déséquilibres du tout droitisme et une raison historique passéiste et usurpée qui lui assure, par le maintient des massacres et de l’exploitation qu’elle fait perdurer, la grandeur d’une domination qui lui fit même changer les étiquettes d’appartenance pour les besoins de sa cause sans pour autant résoudre quoi que ce soit en matière de différence et d’écarts de classes (sociales). Au contraire, les lois prises en son initiative et dites «nouvelles» préfigurent des restructurations de son pouvoir absolu désireux d’harmoniser la soumission de la révolte à des miettes redistribuées au compte goutte pour que la profonde misère reste la main tendue et la bouche bée devant la réussite des possédants et des représentants du pouvoir en qui s’incarne cette grande droite qui met l’état à son service au lieu d’être au service de l’état pour le bien de tous. Une sorte d’épuration mise en route avec plus ou moins de lenteur s’abat sur les plus démunis parce que ces pouvoirs de droite ne fonctionnent et ne fonctionneront toujours qu’avec une moitié de cerveau, celui d’une droite oppressante, mensongère par nécessité, partisane du tout pour elle qui considérera toujours ses forces productives comme l’esclave facile de ses richesses. Ces attitudes/conceptions ne tombent pas des nues comme cela dans les recoins poussiéreux de l’histoire mais ont été fabriqué par les mentalités collectives et une pensée populaire qui se croyait cohérente parce qu’elle ne voyait qu’un côté des choses, le sien. Pour le montrer je ferai appel à Eric J.Hobsbawm qui, dans L’Âge des extrêmes montre à merveille les liens historiques qui unissent ces mémoires de la droite au même projet commun de l’élitisme et de la domination quitte à amputer la démocratie de certains de ses fondements pour en privilégier d’autres, plus représentatifs selon elle du sombre dessein qu’elle voudrait faire croire que le destin lui réserve. Dès la page cinquante et un il s’interroge «de l’éclatement, dont rêvaient les mouvements nationalistes locaux et auquel les ministres des Affaires étrangères se résignèrent sans enthousiasme, prévoyant à juste raison une Europe instable» (L’Âge de la guerre totale) et nous laisse perplexe quant aux visées contemporaines d’une Europe plus que jamais nationaliste où chaque pays, et cela d’autant plus qu’il puisse être petit, pratique cet «éclatement» vers lequel s’était laissée attirer l’Autriche-Hongrie pour combler l’entre-deux guerres. Non seulement que ces états empruntent des chemins hors-raison, il faut encore que «[...], les anciens soldats qui avaient traversé cette guerre sans se révolter retirèrent parfois de l’expérience partagée de la mort et du courage un sentiment de supériorité incommunicable et barbare (notamment envers les femmes et les non-combattants) qui devait nourrir, après coup, les premiers rangs de l’extrême droite. Adolf Hitler est l’un de ces hommes dont l’expérience formatrice fut celle de frontsoldat (p. 50).» Rien d’étonnant à cela de voir avec quelle précaution la droite actuelle extrême masque et cache ses projets européens d’union derrière une appartenance historique dont il vaudrait mieux qu’elle en soit écartée. Après la tournure des événements en Irak 2003, Hobsbawm pense et situe à leur juste place les attitudes cachées et les motivations profondes des pouvoirs contemporains qui franchissent des pas inconsidérés pris qu’ils sont dans une certaine forme d’empressement que lui conférerait un pitoyable projet de domination de la civilisation planétaire. C’est ainsi lorsqu’il s’interroge sur «la droite ultra : nationalistes et xénophobes jusqu’à l’hystérie, idéalisant la guerre et la violence, intolérants et portés à s’imposer par le contrainte, passionnément antilibéraux, antidémocratiques, antiprolétaires, antisocialistes et antirationalistes, rêvant de sang, de sol et de retour aux valeurs que troublait la modernité. Ils avaient une certaine influence politique, au sein de la droite politique, et dans certains cercles intellectuels, mais nulle part ils ne dominaient ou n’étaient maîtres du jeu (p. 174).» Bien qu’elle soit cachée aujourd’hui et qu’on la qualifie de rejetée, cette partie extrême de la droite n’en est cependant pas restée muette et fut même utilisée dans des circonscriptions bien précises comme un partenaire politique nouveau, original aux idées importantes ce qui laisse songeur sur la raison historique qui motive nos modernes (polytechniciens ou grands entrepreneurs) dans l’établissement de leurs programmes politiques qui se forgent au-delà de la mémoire et dans l’oubli total des origines et du passé de ce groupe politique qui, dans les secrets droitiers, servent au plus haut point et en hauts lieus les intérêts généraux des droites multiples réunies en une seule par leur même extrême. C’est ainsi que la raison de la droite passéiste fait fonctionner Le Pen et non pas l’insécurité vantée et organisée puisqu’elle a encore les oreilles pleines des insultes racistes professées à l’égard des populations du Maghreb jadis, sur les musulmans actuellement mais encore plus récemment, et bien antérieurement, sur la gauche en générale.

 

L’Europe à ses tournants du XXIème siècle se doit de ne pas oublier son passé essentiellement lorsque le pouvoir dominant se trouve à droite car le passé de la droite est obscur jusqu’en sa propre armée, en uniforme ou en civil dite alors paramilitaire. C’est au travers d’une solide organisation sociale de groupuscules que tout cela paraît voilé, enfoui dans une sorte de non-dit historique qui s’est bien gardé de rejeter sur le dos des communistes les pires fléaux et actes dont la droite fut la génitrice, dénonçant après coup que pour mieux se dissimuler et masquer ses appartenances et ses fautes. «Mais de même que la gauche espagnole regardait, par-delà les frontières nationales, vers le “frontisme populaire”, la droite se sentait attirée par les puissances fascistes. Ce mouvement ne s’exerçait à travers la modeste organisation fasciste locale, la Phalange, que par l’Église et les monarchistes, pour lesquels il n’y avait guère de différence entre les libéraux et les communistes, également athées, et avec lesquels il n’y avait aucune possibilité de compromis (p. 214).» Quelle confusion, quelle manque de connaissance à propos de l’histoire de la gauche de la part d’une droite qui n’a jamais dépassé son nombril qui se voyait déjà policière en civil et seigneuriale sur ses terres ! Qu’est-ce que nous réserve la poussée de l’extrême droite fière de ses partisans du déjà vue dans ses formes d’éducation de tri particulier qui ne la fait réfléchir que dans une direction si ce n’est un terrorisme de l’avenir lié à la nécessité qu’elle se donne d’être menée - alors là, oui, démocratiquement - au pouvoir ? «Quand les hommes sont face à une chose à laquelle le passé ne les a nullement préparés, ils tâtonnent à la recherche de mots pour nommer l’inconnu, même lorsqu’ils ne peuvent ni le définir ni le comprendre (p. 380).» Et de nos jours, hormis les verbiages techniques et le tapage nationaliste outrecuidant et tempétueux, l’organisation internationale prise sous la manche de la droite manquera de plus en plus de clarté même si tout est fait pour redonner de la reconnaissance aux églises mais l’état séculier lui doit tant, elles qui lui ont pardonné et excusé tellement de cadavres que son pouvoir est tel qu’elles ne se priveront pas de lancer des armées dans de nouveaux massacres si le besoin était irréfutable.Un phénomène loin d’être maîtrisé, en passe de ne pas disparaître : ferveur et entretient du fascisme.

 

Le fascisme c’est comme la tuberculose ou le sida, il faudra beaucoup d’années de recherche pour en extraire les opacités et la que trop entretenue prétendue disparition ainsi que de parvenir à en sectionner les enracinements héréditaires popularisés par toute une classe politique avide de succès désireuse de s’afficher dans n’importe quel coup médiatique, local ou national, et cela pour la majeure partie des grandes puissances si souvent ovationnées qui perpétuent le même jeu des pouvoirs dans le même esprit unidirectionnel, en prenant les mêmes risques humains et en lançant les mêmes défis aux yeux des larmes du ruisseau des martyrs et des cadavres des plus faibles, ennemis à jamais vaincus du pouvoir. Le poids de ces défaites pèse comme un baluchon de tristesse sur le présent, l’avenir, le futur. Des générations sacrifiées aux caméras cachées jusqu’au suicide spatial, l’émulation et la stimulation nationaliste par l’Etat s’enhardissent au fil des conflits et nouent des rapports d’intérêts entre des cultures pas toujours compatibles puisque l’interprétation qu’on en fait nous éloigne de leur «connaissance» pour les clouer dans la mensongère reconnaissance qu’on fait d’eux. Ce qui s’établit par la falsification des preuves de leur histoire, signe d’assignation à la misère que nous leur vouons. La sphère psychologisante de la réalisation du soi culturel au travers de laquelle nous pensons encadrer ces autres cultures si différentes ne s’établit pas sans certaines amputations effectives des habitus. L’individu appelé ainsi à se réaliser dans le néant d’un grand mensonge humain laisse peu de perspectives à ce qu’il faudrait encore combler comme failles pour que cessent les affrontements entre ces peuples asservis, qui se servent, se cherchent pour se heurter toujours post-historiquement aux mêmes réponses répressives, au même oubli. Tant que ne sera pas soulevé le couvercle prima des cocottes minute étatiques, l’entente entre les Nations demeurera un pur leurre et constituera la rhétorique absolue et par excellence cache-misère, de ceux qui gouvernent par intérêt et non pas pour les autres.

 

D’ententes cordiales qu’elles eurent pu être, les Relations Internationales sont devenues l’apanage exclusif d’un pouvoir au service d’une exclusivité encore plus absolue. La terre n’est plus qu’un vulgaire marché de l’arme...occulte, suprématie absolue, autour d’un bouc émissaire redéfinit. Ils parlent ? Qu’on leur réponde par la guerre, technique soviétique de blocs à détruire, de fronts à enjamber, de secrets de polices en polichinelles confrontés à la controverse ; la sécurité se réduit au non partage des points de vue et à l’isolement des clans qu’on cherche à perpétuer pour mieux en assommer d’autres. Le pauvre connaît, il rampe et ils le veule à genoux, la gueule ouverte et la langue pendue.

 

L’unicellulaire de ma famille a été conduit dans le «pire état», segmenté et despotisé pour non appartenance ou non reconnaissance d’un pouvoir d’esprits droitiers qui sont à nouveau là, de nouveau revenus avec tous les rouages de leur doctrinal rassemblement incarné par l’effective réalisation des pratiques de mise à l’écart, de xénophobie organisée dans la légitimité de la définition des «fautifs» ; des genres de racisme de meutes qui finissent par exterminer isolément l’expiation de leurs propres frustrations sur le dos de pauvres poissons qui n’ont qu’à attendre leur tour, faire leurs preuves et accepter la marche à suivre dans le déroulement de la résolution des conflits même si de plus violents doivent s’en suivre dans le comble de l’incohérence où l’armée française, DANS SON HISTOIRE ne cesse de courir après des investissements privés pour la faire tourner et fonctionner au mieux du technologique malgré les improbables qui pourraient quand même redevenir probables et, surenchère de l’horreur, les bourses mondiales respireraient à nouveau ? Allez : bonne guerre, bons profits, c’est bien connu mais ce n’est pas du goût du plus grand nombre des peuples, socles des ensembles, aussi unitaires et parcellisés, voire même aussi minoritaires qu’ils puissent être à la brimade de l’image cohérente que le droite politique voudrait donner à ses projets passéistes et rétrogrades. Les petits estomacs servent les grandes idées...et des gros bidons...d’essence pour les nourrir.

 

Le procès qu’on voudrait faire à l’armée française n’est que pure hilarité, technologiquement parlant, et l’histoire en rigole encore plus. Mais en tant qu’outil de pouvoir «social-financier», depuis la libération jusqu’à nos jours, sa conduite a toujours été unilatérale au service d’un camp politique bien définit et la manière civile, propagandiste, qu’elle utilise et sert jusque dans les familles sous le chapeau politique qu’elles acceptent de recouvrir sans hésiter à en exprimer les pires expressions en manières n’en est que plus condamnable et relève plus de l’endoctrinement que de l’exposé démocratique des multiples situations auxquelles est confrontée l’armée. Son projet n’en est encore que plus condamnable à l’étendue de l’armement qu’elle a semé sur les différentes parties des continents qu’elle influence sous l’effervescence idéologique qu’elle suscite à chaque fois qu’elle tente de régénérer ou solidifier certains régimes au quatre coins des horizons nationaux d’où s’étend la pieuvre de son économie au service du financier à qui on accorde plus aisément le terme international - tout au moins le comprend-on mieux ainsi - mais pas en terme de paix qui s’accorde souvent au prix de nombreux grincements de dents qui mordillent les lèvres de la nostalgie territoriale jusqu’à convoiter la suprématie de l’univers, la reconnaissance spirituelle destinée à unir encore plus aisément sous la même croix cachée les mêmes bourreaux. Intégralement, l’armée se devrait de refuser le mal, de tous côtés. Alliés ou ennemis ? Ça coûte combien la carte ? Qui peut choisir en dehors de la folie boulimique de la consommation que tout pays en fait ou rêve d’en faire ? Par le char et la croix, l’armée à ses datchas, possède même des coins où prospèrent ses retraités qui s’orangent au soleil en pratiquant des activismes clandestins bientôt transformés en bénévoles de la nation parce que la politique l’exige et qu’il faut se retenir pour éviter le pire. Originaires des partis politiques de l’extrême droite, ils pratiquent la menace et l’inflation du tout France qu’il faut sauver de l’insécurité que ces mêmes extrêmes génèrent. Pessimisme lorsqu’on les considère dans les fonds de ses discours toujours en ultimatum et les débouchées économiques qu’elles juxtaposent à leur légitimité. A l’heure actuelle, la France semble échapper à une situation économique catastrophique qui l’obligerait à faire route vers des combats militaires dans l’espoir de sauver son économie. Du moins ose-t-on l’espérer à l’estime de l’esprit du récent appui chinois venu à la rescousse pour stabiliser les BLOCS FORCES en présence d’échanges affamés et de partages des marchés pétrolifères, de bonds dans les cours de la Bourse rien que pour y croire encore un petit peu, le temps d’un BURN TEST ou au bénéfice d’un LISTEN CONTEST qui permettrait d’apaiser la tension internationale, mondialement. C’est du moins ce que laissent dans le fond de l’âme les réactions pacifistes des manifestations massives hostiles à la guerre en Irak. Pourquoi ne pourraient-ils pas finir, nos et leurs intégristes, par comprendre qu’il faudrait en rester à l’image de la faucille qui s’oppose au couteau et du marteau qui contre le pistolet ? Parce que l’image qu’on fait de dieu aiguise et brouille la réalité en s’embrigadant dans des outils de pouvoir encore plus proches de la soumission !

 

Alors l’ouvrier se retrouve, de par l’extrême condition laborieuse de sa condition, comme dans un jeu de cartes où le chois du mauvais atout pourrait faire s’écrouler ce château de cartes, d’un ouvrier ? Le pire, c’est que c’est lui, l’ouvrier, qui le tient dans ses mains le jeu. C’est lui qui choisi de rejoindre le nationalisme ou la gauche mondiale, pris de plus en plus sous l’influence droitière d’un jeu de partis toujours et encore autant truffé de convoitises, d’ambitions, de promesses de racolage et d’alliances secrètes non élucidées dans les soi-disant gestions des conflits. Les ouvriers de l’extrême droite, et ils sont devenus nombreux, veulent faire fructifier l’entreprise pour eux-mêmes au bénéfice de leur intérêt trop promis pour quand même servir la nation et la famille, la patrie et la beuverie avant l’orgie finale, le drapeau dressé, le business avant l’hécatombe. Le mensonge de l’histoire enfin devenu roi par le clonage de faux témoins et de vrais résistants qui par vocation devaient et devraient encore aujourd’hui rester dans l’ombre par définition au lieu de poursuivre leur quête mercenaire jusque dans le civil, vraie et ultime réalisation historique d’un bluff qu’on se risque à chaque coup momentané à transférer sur une guerre plus ou moins lointaine dans le temps et les moyens plus ou moins éloignés par le sang qu’elle ferait couler. Mais le sérieux exige que ces martyrs là, si bien préparés au soin de nos incompétences soient d’une autre croix, non pas par choix existentiel mais par apparence idéologique qu’oriente le choix délibéré d’appartenance à la domination. Quoi que puissent alors en palabrer les pacifistes ou les syndicalistes aux mains déliés, les militaristes miliciens mondiaux et les catéchumènes au bas refleurit, ça fait dix ans au moins que le problème irakien devrait évoluer sur des pistes plus stables alors qu’il n’a cessé de commercer dans le grand charnier final d’un peuple qui ne demande toujours rien à personne. Qu’ils jouent ces grands enfants à jamais circonvolutionnés par leur play-station grandeur adulte dont ils ne peuvent s’extraire pour enfin s’humaniser. Qu’ils nous éblouissent encore, nous les plus sceptiques, de leur «pan-pan» à grande échelle pour mieux nous réduire à leur scientiste suprématie céleste. Si j’étais soldat, je serais un mutin en tous temps et en toutes civilisations égorgeant des patriotes sodomites et découpant le drapeau qui recouvre trop facilement toutes ces générations sanguinaires à casinos de comptoirs étatiques. Au lieu de continuer à manger le tiroir caisse par la racine, je vendrais des armes pour m’équiper et de la drogue pour ne pas en prendre et bien sûr - sinon il n’y aurait aucune appartenance possible - pour couronner le tout, je boirais à leur santé, avec eux. Je serais mutin plutôt que de signer, cosigner et resigner leur apocalypse matérielle et psychique.

 

Pour comprendre l’évolution d’un monde qui évolue vers des formes totalitaires de dirigisme il faut sonder au plus profond l’histoire des droites disséminées et rassemblées on se demande bien par quel subterfuge. René Rémond est sans doute l’enseignant en politique le plus objectif car il énonce clairement les rouages qui assemblent les dissensions alors que bon nombre les voilent ou font preuve d’autorité policière dessus. Pour lui, «la révolution de 1830 eut les conséquences les plus décisives pour l’avenir de la droite française : autrement important est le glissement à droite [...] d’un groupe politique [...] à mi-chemin des extrêmes [...] c’est l’orléanisme.» Cette même emblème d’Orléans sévit toujours et il ne serait pas incongru qu’un lien de parenté l’unisse. Les libéraux, eux, «ce sont des hommes qui ont toujours combattu la politique ultra» (Périer et le duc de Broglie), le centre gauche ou droit si cela puisse dire quelque chose mis à part l’aptitude qu’aurait notre démocratie à faire la girouette. Quand à ces «deux droites qui vont suivre des destins parallèles sans les confondre» on se demande si une fois le temps passé et l’oubli propagandé et pratiqué à l’échelle individuelle, ne risquent pas de se rejoindre. Dans les frasques de l’orléanisme se dessine les contours d’un tout pouvoir absolu qui met le passé à son image. «Il est au régime ce que le projet, dans sa nouveauté, est à la réalisation, déformée, gauchie par l’usage et par l’âge, ou la justification à l’acte dont elle explique et excuse les intentions.» Nous percevons là une marge de manœuvre disponible aux gens de pouvoir pour faire tourner la machine étatique autrement que le peuple le souhaiterait. C’est au travers des glissements de l’ultra-royalisme au monarchisme par le savon orléaniste que se perdent les confiances du peuple et que se préparent les révolutions. Mais la dialectique y fonctionne dans l’orléanisme, stérilisée par le pouvoir, dans une illusoire démocratie, «[...] la doctrine des orléanistes n’a pas la belle et simple rigueur du système ultra. Elle paraît se définir moins par elle-même que par ses contraires : on la délimite peu à peu, à mesure qu’on énonce ce qu’elle repousse.» Puis vient le temps des chutes d’empires, de la fin des rois, de la descente dans le purgatoire des vraies démocraties puisqu’il fallût s’éloigner de tout cela. «La monarchie de Juillet est trop souvent le règne de la médiocrité satisfaite et triomphante : le compromis pacifique tourne à la compromission, la conciliation se monnaie en sordides tractations

 

Clientèle, idéologie, clergé et vieille paysannerie sont présentés comme des moteurs droitiers du pouvoir mais pas comme le socle de la gauche, contestation grandissante due certainement à la «revendication amère d’une noblesse déclinante». Il faudra quelque mobilisation inattendue, une parole un peu trop ébruitée pour que vacille l’appareillage monarchique et «bientôt la question de l’enseignement et la reprise de la lutte contre le monopole universitaire gâteront ses relations [celles du clergé] avec le pouvoir.» Dans le civile patauge la vindicte populaire enracinée en Louis-Philippe qui monte au créneau pour dénoncer la «ladrerie du souverain» et s’opposer ouvertement devant «la mesquinerie des députés». En cela les hauts représentants des régimes étatiques pourront toujours appeler cela de la parlote puisque rien n’enraye l’agencement du pouvoir que quelque chose d’intense doit renforcer puisque résistant jusqu’au sang à la critique. «C’est qu’alors l’épargne, habitude paysanne, puis pratique bourgeoise, commence à devenir le ressort des Etats» qui n’auraient jamais dû se l’accaparer. Mais cela n’est pas anodin et trace au fond l’autorité spéculative que pratiquent encore les esprits droitiers les plus limités. «C’est encore à cette forme de pensée bourgeoise et paysanne que nous devons [...] une conception budgétaire où l’État doit tenir le rôle d’un bon père de famille, et le gouvernement gérer la Maison France comme une maison de commerce.»

 

*L’aubaine que rencontre la gauche politique actuellement face à la suprématie étatique dont use le gouvernement très droitier consiste à la situation contre révolutionnaire dans laquelle elle semble évoluer qui devrait la ramener aux plus hautes responsabilités. Dès que le peuple au sens large et non plus restreint à une simple construction politique où le nationalisme et les processus identitaires ne relèvent et ne s’attachent qu’à d’anciens principes figés autour de l’esprit moral d’autorité qui consiste à délimiter plus qu’outrageusement les séparations visant à éradiquer et discriminer tout au moins l’ensemble des participants sociaux. Ainsi le citoyen, souvent assez jeune, se retrouve dans une position où son choix des appartenances politiques devient totalement dépendant de ce que le pouvoir de domination sera censé lui apporter. Travail, choix des enseignements transformés en filières privées ; derrière le subterfuge patriotique auquel nous appartenons tous me semble-t-il nous voyons que le terme Français qui apparaît sur toutes les cartes d’identité se mue en un instrument à la limite du racolage politique. C’est un peu léger de vouloir faire plus Français que les Français ne le sont déjà sous prétexte que des formations politiques en seraient les plus légitimes représentants. Le programme politique de la droite actuelle ne relève guère mieux qu’un niveau comparable à l’école primaire où pas même les principes affichés aux frontispices des bâtiments scolaires ne sont adaptés dans leur monde d’adultes, la sévérité en sus comme le signe trompeur et avant coureurs des seuls habitudes dont ils sont les dépositaires. Quand un parti politique aux soudures larges et à la ramification tremblotante en vient à se prendre pour l’instituteur d’une nation c’est qu’il n’a pas beaucoup mieux à proposer au peuple dans les réformes de ses fonds de cartables. Mais la suprématie de l’idée économique devenue si simpliste que tout semble s’y rattacher semblerait renfermer les vecteurs fondamentaux des choix humains les plus aptes à calquer l’exiguïté de la société de demain vers laquelle les nouvelles droites voudraient nous emmener. La droite revenue au pouvoir en France depuis voilà maintenant deux ans fait de la gauche, plurielle ou singulière, un objet de diatribes - mais cela je l’ai vécu pendant une vingtaine d’années durant lesquelles elle pratiquait le terrorisme politique «de droit» par police subjective et suggestive - sur quoi déverser un sac d’humour caustique de vieux aristos qui, enfin, respirent, à tout prendre. Mais la gauche ne se laisse pas materner par la République de droite, la gauche, elle la fait la République au sens où tout est mis en œuvre pour que le plus grand nombre s’y sente impliqué et non pas pour que des pans entiers du corps social (les chômeurs, les vieux, la sécu à crédits, pour les exemples encore tous frais de l’œuf à Raffarin) s’y sentent persécutés par de la discriminations et des retranchements qui ne passent même pas par le référendum. Le pouvoir bouffe et ronge tout ce qu’il peut sur son passage quand ce n’est pas à droite. Elle a bien autre chose à faire la droite que du social puisque désormais elle gère le monde devenu la planète globalisée de ses désirs idéologiques vouant l’ensemble des pays, surtout européens, les emblèmes monomaniaques de ses politiques à la maigreur substantielle du tout économique. Tous ces choix sont motivés non pas par la réflexion poussée d’un désir d’être accepté par l’ensemble des citoyens mais, au contraire, ils résultent d’irréfléchies applications de systèmes noyés dans la folle course économique que propose l’esprit monde de droite qui dicte et met en pratique les contours et la sinusoïde d’une planète catastrophe. De l’homme en mutation, les mutants futuristes des bandes dessinées c’était déjà un peu nous hier lorsque nous voyions les petits enfants devenir asthmatiques sous la répétition de leurs promenades entre les gaz polluants des villes, l’homme mutant donc devient carrément uni centré autour de priorités qui pourraient nécessairement le mener à sa perte. Qu’une fusée spatiale explose en plein vol et que les débris ne nous retombent pas sur le coin de l’œil et voilà l’être humain qui se croit déjà sauvé de la catastrophe protégé qu’il serait par un bouclier stratosphérique à l’épreuve de tout sauf de sa perdition qui crie aux brulures. Mais qu’une centrale nucléaire se fissure ou que ses déchets envahissent les sols et voilà à nouveau toute la fragilité du progrès remise en question et le niveau technique s’en sort toujours par la thèse de l’incontournable excuse de l’accident devant lequel nul n’est à l’abri. Les engagements des choix de financement de la recherche et la main mise sur la justice dont semble faire preuve l’autorité actuelle ne semble pas tenir compte des dangers les plus fondamentaux de notre temps. Pire, il s’obstine, et même au plan mondial, à se ruiner dans de l’espace dont personne ne sait si au bout du compte ils ne finiront pas par le déchirer ce vide sidéral qui les obsède tant.

 

 

(manuscrit fin 2002)

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