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L’Université à savoir...

Pendant que Bush dinde “Saddheim„ (ou fait la dinde à ?) with thank’s giv’ avec en poche 600 nouveaux soldats US à déployer en Irak (il y a des jours où l’on est plus nombreux dans les amphithéâtres), la Banque de Milan mise sous séquestre a jusqu’à la fin de la semaine pour débloquer les crédits nécessaires (promesse de reprise Serven et Cie) je voudrai dire à la «gauche européenne» que Robert Hue devrait faire le politique.

Face à l’optimisme français à propos du Pacte de stabilité qui se fonde sur des petits intérêts internationaux immédiats auxquels les lois d’harmonisation européenne universitaire pourraient être incluses, les réticences polonaises et espagnoles paraissent peut-être scandaleuses par rapport à la méthode démocratique mais faute d’accords, nous retomberions sur le traité de Nice au risque de paralyser cette Europe à 25 tant attendue.

C’est pourquoi en tant que nécessité absolue, le parti communiste historique des intellectuels européens se doit d’entamer une réflexion sur les causes de ses défaites puisqu’il visait au départ, à l’esprit communautaire des plus égalitaires et qu’il se mettait au service de la régulation de l’étatisme capitalistique. Ce débat s’articule et, est rejoints par les Altermondialistes, la post-mondialisation, la biosphère, la Jeunesse communiste, les Syndicats communistes, la Résistance au fascisme, les Mouvements d’alternance en train de devenir à la limite apatrides dans certaines régions. Si seulement l’ensemble de la gauche pluridisciplinaire pouvait s’engager derrière cette idée pour faire le point sur elle-même, créer l’unanimité et prendre en main son avenir qui lui a échappé en 1946 et faire surgir à la face du monde, sereinement, ses doutes, ses craintes, ses angoisses et l’agitation qui l’oppose car, par définition, être politique, c’est l’opposition.

La Décentralisation française propose comme démocratie européenne l’ouverture de passerelles à circuits fermés où des équipes de travail intègrent des étudiants par choix relationnel, décision administrative, orientation régionale et placements d’ambassades à ambassades. Ce qu’on voyait se passer à l’école et au lycée, il faut se le faire calquer à l’identique dans l’enseignement supérieur où est constaté l’organisation renforcée de filières qu’on disait «nobles» opposées à des formations plus légères, fourre-tout, en tous cas plus limitées qui risqueraient de disparaître ou à être regroupées. En traduisant cette dévalorisation ils parviennent à épurer l’université. Certaines filières de l’enseignement comme l’ethnologie, estimées déjà suffisamment en survie comme cela, envisage l’avenir avec quelques inquiétudes. Les préjugés d’inutilités dilueront l’apport financier entre quelques uns. Le cerveau supérieur se propose de répartir les subventions selon que les dits compétents appartiennent ou n’appartiennent pas aux évocations des idées dominantes en adéquation avec la réalité de la rentabilité économique seulement et uniquement. Nous y voyons les limites de la pensée de certains hommes politiques accentuant un système où les esprits mal à l’aise sommeillent tandis que les contestataires roupillent regardant le couperet de la loi se rapprocher d’eux.

Certains étudiants sont renvoyés aux résurgences de certaines peurs devant l’inégalité mise en place sur les modifications de lois concernant l’accession à l’enseignement supérieur pour l’immigration et l’on comprend que les étrangers aient peur même si d’autres, moins nombreux, réussissent si brillamment. Nous constatons, depuis quelques mois, de la part du gouvernement, la ferme volonté de marquer la vie scolaire et universitaire de son empreinte politique, son orientation administrative et le domptage économique qu’il affectionne avec tant d’ardeur et qu’il estime destiné à devenir infaillible et capable de surmonter les crises intellectuelles, politiques et économiques que réserve l’avenir européen sous une telle tutelle institutionnelle. Le pouvoir en place cherche à calquer un modèle social et moral dans des systèmes d’éducation déjà libres et en ouverture. La sécurité doit sécuriser, maintenant elle harponne. VIGI PIRATE passe à la vitesse supérieure, réorientation de la police qui fait mieux que Ben Laden comme s’il avait été élevé à l’école chez nous alors qu’il vaudrait mieux donner raison au rire mondialiste (le MRAP) plutôt que de se pencher à lever une discorde au sujet de «fichus» oubliant textuellement les voiles de ses catholiques intégristes et les habits de ses distinctions. Alors pourquoi mettre en lois ce qui s’harmonise automatiquement de soi-même, au fil des expériences, selon l’évolution naturelle de l’étudiant qui n’est pas destiné à devenir un accélérateur de particules économiques. Le système de validation est en place déjà alors que les «crédits» annihilent les différences :

matière 1 note : 16

matière 2 note : 7

matière 3 note : 12

Ces différences doivent apparaître

Crédits : 140 Compteur de l’ignorance

Cela n’a pas de quoi rassurer de constater que le gouvernement a appris à compter.

LMD

1-2-3

Un abécédaire...

Si harmoniser c’est apprendre à compter les niveaux, c’est aussi vouloir les gravir plus rapidement et se boucler le cycle universitaire (il faudrait rajouter scolaire) en passant par d’autres pays où il paraîtrait que c’est plus facile pour revenir affronter le plus haut ou tout simplement rester si rester est devenu possible. Je pense que la mobilité européenne risque de trimbaler dans ses bagages pas que de louables techniques mais aussi de la propagande, de l’idéologie...l’Eglise est très puissante en ce domaine, depuis 1933 aussi ! ! ! L’Eglise mondiale participe également à l’équation du siècle. Le pouvoir politique finira par lui donner les fidèles qui lui manquaient qui n’auront plus qu’à se jeter dans ses bras pour espérer échapper à la médiocrité à laquelle nous voue la non-appartenance.

Que faisons-nous pour réguler les extrêmes ? Chirac ne jugule pas Le Pen, ni devant Dieu, ni devant ses pères. Depuis la Hongrie en excursion avec JeanMarie, Chirac a du retard avec l’histoire mais aussi avec la Justice Républicaine et vis à vis de ses devoirs à l’égard de la Démocratie puisqu’il n’est même pas intervenu publiquement sur cet «à côté» supplémentaire de ceux qui lui rendent la vie dure alors qu’une laïcité digne de ce nom doit avant tout intervenir et condamner les injures ethniques profanées par les représentants français à l’étranger, du moins se prétendant comme tel. Ils nous parlent d’«inquiétudes légitimes» lorsqu’ils observent la main mise des financiers juifs sur l’économie mondiale ( ? ? ?) ne se rendant pas compte qu’ils partent dans une bataille économique comme des nazis parce que l’économie n’est plus régulée. Ils ont du en arriver là suite aux premiers résultats des premières années d’échanges universitaires européens non-encore officialisées. Attention à cette officialisation d’une sélection tributaire d’accords administratifs - politiques - totalisant -, appuyés par des lois économiques de triage -, visant le service de la production, de la rentabilité et l’exploitation à outrance de tous les secteurs d’activité alors que l’économie nous dirigeait vers une société des loisirs, les 35 heures syndicales et une cinquième semaine de congés payés pour tous. Cela demande d’orienter ses projets en fonction d’une nécessité administrative et non plus uniquement et purement intellectuelle (surtout en économie, pas en philosophie ou en sociologie - encore que l’un soutient l’autre - même s’il risque d’y en avoir moins après les regroupements).

Quand le politique-administratif fait l’intellectuel, se subdivise à l’intellectuel, choisit sa main d’œuvre qui travaille pour ses intellectuels...on ne pense déjà plus, ou presque.

L’Enseignement supérieur est à arracher et à préserver des pouvoirs économiques, industriels et donc forcément politiques qui l’éloigne d’une pensée qui évite les faillites, les expulsions et les rivalités entre capitaux. La toute puissance administrative entre en pleine possession des moyens de la gestion des ressources humaines. Les représentants de cette grande organisation se transforment en opérateurs-appâteurs financiers si ce n’est pas carrément des racoleurs politiques qu’ils sont devenus après s’être transformés en mécènes de carrières professionnelles infra-universitaires reliant l’étudiant à des partenaires. Ces partenariats ne devraient pas se créer uniquement dans la perspective économique d’une couleur politique entre pays à pays, de main à main de capitalistes. Les Administratifs devraient être la représentation des politiques et non la volonté d’une et une seule uniquement traduisant d’une voix amicaliste sous/par/dans le politique alors que des cursus universitaires sont menacés par le rétrécissement de certaines filières remplacées par d’autres et la distribution inégalitaire des financements dans la hiérarchisation accrue vis-à-vis de secteurs en pointe surclassant l’«à la traîne» d’enseignements plus classiques.

Est-ce que la question sur les universités et les problèmes qu’elle soulève renvoie à un problème de polémologie économique ?

Est-ce que Bruxelles devient la plate-forme d’organisations capitalistes devenues criminelles glissant sous la dent des plus pauvres ?

Comment passe-t-on de quelque chose qui existe déjà, le LMD, à la relance de la question sur l’enseignement supérieur ? Après l’école, les étudiants stagiaires...ménage, restauration, ça tourne à fond !

Dans Schengen, les Facs «supérieurs» des pays possédants à forte cote économique ne risquent elles pas d’échanger des étudiants étrangers avec des matières premières, surtout si cela peut se faire avec des pays fraîchement sortis de la société soviétisée, en difficulté de reprise économique qui se verraient ainsi encore plus appauvris au lieu d’être rémunérés en conséquence à leur enseignement. Les pouvoirs publics des pays riches enverront des étudiants travailler à l’étranger pour payer leurs factures tout en étendant l’économie de marché dans une lourde facture européenne, motivé par un projet collectif ?

La recherche diminution ( ? ? ?)

Entre industries

De pouvoirs publics en pouvoirs publics, de banques à banques

Des nouveaux réseaux monétaires vont se gonfler par les obligations de placement de l’argent de l’étudiant sur un compte bancaire local. L’€ n’est même plus libre, voici le temps d’un nouvel autoritarisme financier. Disparités entre les Académies, Nancy est devenue le Parc de l’étudiant étranger.

Il faut de plus en plus de spécialisations dans les secteurs industriels, la pétrochimie, le pharmaceutique, la viande sous vide, les aérosols, l’armement, le «nucléaire civil» (l’Iran le pratique, ils sont en échanges commerciaux avec l’Europe là-dessus), l’IBM mind, l’«allégé» industriel pour faire bio. Le LMD / harmonisation dans la recherche, de facs à facs, entre labos mais pas entre les administrations qui le transformeraient en LMD politique. La guerre du marché de la technique est ouverte, ça va être Harward partout ! A trop compter, on perd son cerveau !

L’échange industriel, la valse des lois de modification-application...

 

                                                         IUT

 

 

       FACS                                   SCOLARITÉ                              LABOS

 

 

                                                         DUT

IUT et DUT pourraient faire des stages à l’étranger dans des Universités, pour gagner du temps, renforcer les administrations, peupler les centres de formation. Les étudiants des Facultés ne pouvant être affectés à des tâches autres que celles attribuées aux laboratoires de recherche sous peine de réaliser une véritable razzia sur les postes de fonctionnaires qui devraient rester réservés aux pays d’accueil.

                                                        IUT

 

 

      FACS                                   «CREDITS»                               LABOS

                                                      SCOLARITÉ

 

 

                                                     DUT

Les «crédits» c’est quoi si ce n’est une récupération politico-financière argumenté par la décentralisation supposée spéculer sur d’hypothétiques et de concrètes relances économiques qu’assurent les partenariats qui s’éloignent ainsi de l’équilibre des moyens financiers engagés entre les différents pays européens.

360 crédits en trois jours !

En vendant en tant que stagiaire le premier jour, un contrat de riz de laboratoire à un épicier chinois, le deuxième jour du matériel informatique à un portugais et le troisième jour en assistant un industriel désireux d’effectuer un placement financier dans la campagne électorale d’un vieux rafiot en cale à Saint-Clout qui piétine depuis des lustres pour faire avaler la couleuvre à une France «hors de soi».

Des penseurs, des politiques, des industriels, des meurtriers : l’économique reliant chacun d’eux entre eux, pour eux ou contre eux. Parfois on décèle des individus genre «faux-médecin» de l’OMS qui tue sa famille (5 personnes). Ce système oublie l’histoire. Je dis que nous allons dans l’ouverture des Frontières vers  une guerre à outrance larvée entre les économies grimpantes de nos voisins convoités et nos propres économies rampantes aux aguets de ces nouveaux capitaux offerts par l’insertion adhérée à l’UE. Mais c’est surtout la guerre sociale que ce système sous dominante des droites, prises dans toutes ses facettes, propose qui nous inquiète. Si la criminologie diminue chez nous, n’augmente-t-elle pas ailleurs ?

En formulation sociale, amputer les minima sociaux d’une partie de leurs garanties est un acte quasi criminel. Mettre cette pensée libérale à outrance en libre circulation est un danger dans les choix historiques que fait ce monde et la politique totalisante qu’il envisage d’implanter un peu partout, dépasse de loin les visées élémentaires de la démocratie, sans pour autant l’améliorer. Ceci est le pouvoir. Mais le pouvoir ce n’est pas ça, le pouvoir devrait être au service de tous et non pas en éliminer certains.

Sauver le système universitaire du poids du capitalisme.

La pensée désintéressée ?

L’étudiant absorbé par l’économique...

La bohème égalitaire ?

Il y aura de plus en plus de difficultés pour les réfugiés politiques d’obtenir le statut d’étudiant, sauf ceux qui auront fait une connerie chez eux qui viendront étudier chez nous pour ne pas se faire lyncher. Ce seront des mercenaires intellectuels, chasseurs de capitaux, des espions de la technique, technopôlisant à outrance, ramasseurs de mises économiques qui ne remboursent jamais, parce que les Universités européennes se seraient mises d’accord là-dessus. Je demande à cet effet la création d’une filière «tueurs à gage» en Criminologie pour recycler les giscardiens lepénisée et les MNReux en lepénistes convertis pour des chiraquiens qui tiennent les cuillères et tournent la salade ! Parce que la Géorgie est restée à gauche et l’Allemagne aussi encore !

Il est permis de constater que les questions relatives à l’Enseignement s’harmonisaient mieux dans les situations de cohabitation semblerait-il. Maintenant nous passons, si nous acceptons les sous entendus des lois Ferry, en attente, à de bien plus restrictives décisions encore (le voile). Nous participons à une éducation dirigée par un système qui désir impatiemment la mettre à son service pour y déployer son idéologie de vie, sa morale et son civisme rien que pour elle. Certes, cela fait deux ans que les textes sont en gestation mais alors pourquoi avoir attendu l’après présidentielles au goût âpre pour les placer dans un calendrier gouvernemental ? Pour ne pas redorer le blason à Lionel Jospin me direz-vous, mais c’était plutôt, semblerait-il, pour auréoler un gouvernement de gloire par l’utilisation des travaux réalisés et entrepris par des équipes voilà une bonne dizaine d’années. De quoi améliorer ostensiblement toute sensibilité politique. Cette reconduction d’un texte identique à celui d’il y a plus d’un an, cela s’appelle de l’usurpation ministérielle car le travail n’est pas aboutit puisque selon les différentes Académies on observe bien des disparités qu’il était question d’estomper et de redéfinir. Ce n’est pas en «mixant» la validité qui provient de milieux pas équitables ou en «calquant» de l’échelon national ; ce n’est pas en élevant, en déplaçant la question à sa résolution au niveau européen que concrètement nos diplômes seront reconnus avec plus d’efficacité. Au travers d’une polarisation des compétences, diversifiées et dispersées, les étudiants verront leurs choix de plus en plus être édictés de l’extérieur en imposant les critères économiques et non plus en les choisissant. Les débouchées et les formations ne seront plus qu’une courte chaîne...financées sous avis local (!), de l’extérieur derrière un avis facultatif d’insertion dans une participation de développement. Ces développements existent depuis lurettes ce qui nous donne l’impression d’assister à une reprise en mains d’un terrain qui n’était plus le leur sur lequel nombreux avaient travaillé, il y a pédagogie, financement et de l’éducation ne s’éloigne jamais un certain autoritarisme. Ils introduisent le déjà existant qui fonctionne déjà fort bien malgré qu’ils s’en font les légitimes dépositaires autour duquel ils greffent en à coups des lois de modernisation par lesquelles le pouvoir cherche à acheter la pensée, le savoir. Les fonctions de l’Etat sont outrepassées puisque maintenant le savoir doit servir l’industrialisation alors que jusqu’à présent il estimait meilleur de l’analyser, de l’étudier. Dans ce contexte, l’Etat oblige le corps professoral à s’arc-bouter au lieu d’en rester à son simple rôle de régulateur. Dans les fonctions d’Etat, quand on utilise celui-ci, c’est déjà le fascisme, du moins nous y percevons les prémisses de la totalitude à l’intérieur de laquelle seuls les financements et les entreprises créeront des liens, bénéficieront des utilisations et ramasseront les profits. C’est mal barré en ce qui concerne l’urgence de sauver la biosphère et d’engager des politiques volontaristes pour lutter fermement contre la pollution. La pensée ne doit pas se retrouver sur une plate-forme off shore où gonfleraient des capitaux engagés sur des têtes porteuses d’avenir individualisés et nivelés par le haut, uni-formisés et élitistes de part le haut. Face à cette dépendance accrue du rattachement au financier on s’inquiète déjà de l’existence de caisses noires liées à l’éducation et à l’enseignement. Du Directeur des UFR jusqu’aux représentants amicalistes jaugeront des prétendus aux diplômes et établiront la provenance politique des motions participantes aux projets soutenus pour que l’établissement du cursus se fasse de manière plus humaine et moins commerciale mais ils savent si bien allier les deux que...

Le capitalisme est bon en soi, quand il se limite à une juste régulation des marchandises. Ici, il transforme l’humain en marchandise et achète les contenus de sa pensée qu’il réorientera à sa convenance.

J’observe depuis que le pouvoir du moment reparle de «prise au redémarrage économique» ou de reprise de la croissance en dépendance avec le basculement des pays de l’Est dans le nationalisme, que ces deux processus sont intimement liés ce qui est inquiétant car au niveau européen, cela commence à prendre la tournure d’une gouvernante européenne à l’allure d’un groupuscule économique comme il en existe tant dans l’immobilier, la restauration et l’hôtellerie, la mise en disposition pour faire des stages toujours encore non rémunérés est-il nécessaire de le rappeler ? Mais c’est pour l’avenir de la France, pour que rayonne ses savoirs ( ? !). Quand Laval rencontrait la Résistance, il voyait...Jean Marie Le Pen pour décider de l’«avenir de la France» aussi.

LMD ou TD, Mémoire, Casino. 1, 2, 3...A, B, C...Un étudiant, un professeur, une entreprise qui feront toujours avec ce dont ils disposent, selon les dispositions inégalitaires qui marquent la perte de la Nation. L’opinion devrait aller au-delà de la fermeture juridique que laisse en mémoire ce texte (Décret du 08 avril 2002 portant application au système français d’enseignement supérieur de la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur n° 2002-482-nor : mens0200157D).

A travers la représentation de l’entreprise et aux connaissances historiques du processus économique, allons-nous assister à une restauration des Enfants de la bourgeoisie ou préserverons nous, tant bien que mal, l’ascension sociale ?

Ce texte d’application de loi risque avec les orientations économiques gouvernementales actuelles de devenir «la littérature spécialisée traitant seulement par exemple du marketing, de la gestion de production ou de la comptabilité, [...]» ce qui, humainement, semble trop limité, trop orienté. L’adroite rhétorique rétorquerait que c’est là l’illimité équation qui conduira la France au paradis une fois que tous les socialistes seront morts (quand ils ont bien bu sous la scène du PPE). Cette juxtaposition d’un pouvoir sur un vieux texte de loi, ils peuvent tout changer aussi de nouveau tellement ça va vite, en Europe quand ça change comme en Croatie, mais c’est pour faire du pognon avec... Pourquoi précipiter après l’avoir oublié du hasard ce texte dans le Journal Officiel s’il ne concrétisait «des nouvelles recommandations données aux managers pour créer des entreprises plus efficaces et plus compétitives» ? Il ne devrait pas y avoir de textes pour cela, l’économie se suffisant à elle-même pour assurer une telle régulation et la réglementation adéquate. La main mise française masque des désirs d’invasion technique et le racket organisé des petits pays pauvres de l’Est où le niveau de vie parviendra difficilement à décoller malgré les échanges universitaires bénis par le développement. L’enseignement supérieur ne vise plus à instruire mais il met en scène des modèles pour qu’«ils pratiquent l’exemplum, sélectionnent les cas retenus selon leur vertu démonstrative» (p. 95, Luc BOLTANSKI, Le nouvel esprit du Capitalisme). Il est à nouveau question aussi des cadres, dirigeants, salariés de Chandler, de la doctrine administrative d’Henri Fayol. Mais en plus de ce que l’on connaissait déjà que peut-il se passer de plus ? Une prise de conscience, une révolte concernant une poignée de lésés. Les améliorations brisent une partie des dispositifs qui devraient être, nous promet-on, remplacés par d’autres mais avec quel financement dans des budgets bouclés jusqu’à ne plus pouvoir donner même aux plus petites des associations. On ne peut aller contre cette amélioration qui vise à mettre la constance qui existait dans le projet de Jack Lang au service totale de l’économique. Dans la littérature de managment on attrape rapidement le complexe de Braudel, comme face à la colonisation «il faut y regarder à deux fois». Le projet en lui-même ressemble à un simple UV de la fac de sciences éco, pas à un projet d’avenir. L’Etat et le Capital deviennent plus qu’un seul et pratiquent la recette de la réduction des effectifs pour privilégier les gains de productivité et entraîner inévitablement l’accroissement de la pauvreté. Dans la perspective actuelle des licenciements à tout va il sera difficile de trouver des substituts lors de crises financières. Les ordres nombreux et détaillés qui font tourner la planche à papier n’empêcheront pas de rendre le sort des uns plus efficace alors que les autres seront jugés inefficaces je ne sais par quel stratagème. Des entreprises s’imposeront dans la couverture européenne alors qu’elles ne sont pas forcément le bien venu sur le marché de l’Union. Des risques de dépôts de bilan ne sont-ils pas à craindre pour les sociétés sans liens européens, s’il en reste, choisiront-elles alors un CAP-Europ ? Domestication de l’Europe, l’Europe domestique verra ses patrons surestimer des hommes avec qui ils ont beaucoup en commun affirmant compétences et qualités dans des «c’est un copain de toujours» dans le but d’atteindre l’efficacité américaine sans colonisations et sans territoires où l’on puise ressources humaines et matières premières.

Le LMD devra être

Une nouvelle distribution dans l’évaluation des besoins financiers y compris pour les «plus petites» universités qui ne doivent pas se regrouper pour s’amincir si elles ne veulent pas disparaître au lieu de se vouloir la transformation des enseignements en activités à «crédits». Les notes existent déjà, ce n’est pas nécessaire de les «créditer» de manière, peut-être internationale, mais surtout bancaire ce qui entraîne ipso facto des disparités régionales (locales) et des inégalités de pays à pays, en provenance et en partance. Les équivalences entre les diplômes s’uniformisent derrière un trio de moyennes où seul un chiffre «grosse cote» fait disparaître les parcours atypiques dont parle le texte et donc pour aller étudier à l’étranger encore faudra-t-il avoir un de ces trois barèmes en poche. Entre les différents stages possibles et imaginables on doute que tous aient la même valeur «marchande». Au travers d’activités sportives et dans les petites associations, l’expérience professionnelle ne sera pas identique aux participations de transactions de capitaux ou de nuits parisiennes, et tout cela déjà à l’université. On observe un état d’accélération dans l’accession aux postes les plus importants. Il ne serait pas étonnant de voir accéder au parlementarisme européen des individus formés d’une semaine à basse cote, puis de quatre jours sur côtés là-bas et clôturer par trois nuits dans un rafiot que cela ne paraîtrait même pas inquiétant aux yeux des observateurs dits et caractérisés par une certaine neutralité.

En conclusion, je constate qu’il est devenu difficile de percevoir l’endroit où bascule le pouvoir à l’intérieur des membres représentatifs de la vie étudiante où l’on aborde rarement les choses dont on ne parle jamais, sans doute par connivence avec le consensus ?

 

 

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