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10 Nov

« Lolfeur » de LOLF

Publié par laurentgantner http://www.youscribe.com/cavailles3  - Catégories :  #Économie

 

« Lolfeur » de LOLF

Que voulez-vous savoir sur la LOLF, Loi Organique relative aux Lois de Finances ?... Cherchez-vous à la comprendre en quatre clics ? Pensez-vous pouvoir en trouver un cadre pratique pour pouvoir situer ce qui se joue entre l’État et les finances publiques, sonder la transparence ou l'opacité qui ressort de la Cour des comptes et les liens qu'elle entretient avec le Parlement ou encore, peut-être saisir avec force et virulence la manière dont l'argent fait la politique par ses performances sur le terrain ? Un bilan « dix ans après » est organisé réunissant Mrs Fabius et son équipe d'analyse pour nous aider à décrypter l'accumulation des bilans successifs, peut-être pour clore définitivement le point zéro que nous allons atteindre dans les annonces officielles qui se cachent derrière des « crises » et des « nos caisses seront vides, nous allons toucher le fond »... Avec pleins de « si » qui cachent, eux, la supercherie que le gouvernement veut nous faire avaler au cas où la majorité des Français décideraient de suivre une autre voie que celle du chef de l’État actuel et de son éphémère formation politique naissante sous l'éponyme appellation Ump... A peine née que déjà morte serait certainement trop rapide mais c'est bien ce qui semble ressortir des dernières séances à l'Assemblée où grondaient les déclarations et les réponses de la Majorité ainsi que celles de l'Opposition constituée...

 

Folle ? Ouf ? Êtes-vous devenus « lolfeur »* ? Ou est passé l'argent ? Va-t-on nous en prendre plus pour ceux qui en ont encore une fois payées les quittances ? Le crédit nous a-t-il étouffé ? Toutes ces entreprises, multipliées à l'infini, dont se vantait encore Mme Pécresse tout récemment mais dont elle a oublié de nous dire combien d'entre-elles avaient fait faillite rien qu'en trois ou cinq ans après le début de leur existence et dont la disparition ajoutait au compteur chaque fois moins 10000 ou moins 30000, voir plus selon les cas catégoriels, à la tirelire de l’État et des contribuables, s'épongeront-elles encore longtemps au doigt et à l’œil des populations tout comme s'épongent et s'évapore le fruit du travail dans des prélèvements boursiers transformés en prises de bénéfices qui désormais remplaceront les trop célèbres devenus paradis fiscaux ?

 

LOLF ? Lol ! On n'osera quand même pas vous la faire mais dix ans après on en est toujours à la réflexion qui vaut bien l'organisation d'un colloque pour en faire une nouvelle vantant le mérite et la nécessité démocratique des financements prétendus aboutir au mieux des programmes et des missions et présentés comme une révolution démocratique et fiscale.

 

Rapidement... La LOLF découle du remaniement de l'Ordonnance de 1958... Elle fixe les prévisions et les comptes rendus des dépenses de l’État, ce qui ne nous dit pas comment sont séparées, par l’État ou derrière lui, les barrières entre le secteur public et les dérives liées au secteur privé. Que cache-t-on avec ce qu'on présente comme étant du domaine public mais dont le financement dépendrait des ponctions publiques elles-mêmes, comme toujours et encore, complétées par un rajout privé hypothétique et opaque dont on est en droit de se demander si celui-ci arrive bien là où il devrait arriver et qu'il est bien ce qu'il était prétendu être, ni de comment il est obtenu, ni quelle ponction bénéficiaire cela nécessite-t-il pour que se réalise un part de prise budgétaire qui reviendrait dans nos poches alors que les factures augmentent et que les salaires stagnent ; les aides étant au diminué depuis qu'elles existent, une sorte de petit « + » social qu'il faut vite retrancher, disséquer en fichage administratif ou moduler voire simplement radier.

 

En tous cas la fiévreuse facture de l’État engage effectivement l’adage populaire de réciprocité du « l’État, c'est nous » force est effectivement de constater que puisque l’État n'a pas ou plus grand chose, nous ne pouvons espérer bien plus que ce que nous avons déjà, le moins étant toujours un mieux pour les poches des élus. Écoles, hôpitaux, voiries et services se développeront ou rétréciront, ce sera selon.

 

 

*le terme est de Charles-Amédée de Courson, député NC

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