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02 Nov

La Grèce joue l'Agora à l'Assemblée Nationale

Publié par laurentgantner http://www.youscribe.com/cavailles3  - Catégories :  #Politique

MisèreMondialeChristophe Caresche démarre en trombe et conteste d'entrée les grandes pompes de ce sommet pour la Grèce et constate un manque d'engagement clair du duo franco-allemand pour laisser la parole au peuple concerné qui se voit contraint d'accepter les solutions proposées sans mots dire. Sauveur de l'économie mondiale, l'Europe de Bruxelles devrait permettre à la Grèce d' "assainir" (Fillon) une économie dont on se refuse toujours à déceler les mécanismes de l'austérité qui l'affecte. S'y rajoute le floue maintenu quand à la réelle politique de développement que la société grecque elle-même peut mettre en place pour se sauver par ses propres moyens de sa situation. 

 

La droite toujours convaincue du sauvetage miraculeux de la situation au moins jusqu'à la fin de l'hiver, au début du printemps c'est à dire quand les présidentielles françaises seront sur le point d'atteindre leur stade paroxysmique, cette Ump vante l'irréprochabilité des décisions ! Qu'en sera-t-il des équilibres budgétaires d'ici-là ? Wait and see fera toujours l'unanimité sur les bancs de l'Assemblée, la croissance garantissant à tous la prospérité de l'à venir pour les uns, de l'avenir pour pour les autres, plus puissants. Le centriste Yvan Lachaud en appel au fédéralisme et à une refonte du système bancaire. Entre temps un bilan est prévu à la mi-janvier et le G20… Pendant cette période la spéculation pourra toujours faire, elle, le gros dos en renforçant son rôle essentiel pour le maintient du plan de sauvetage d'une économie et servir d'argumentaire à ce trop banal pourquoi l'économie des plans socialistes ne marcheraient pas car ils coûteraient trop chers ; au prix de sa conciliation avec les prélèvements édictés pour renflouer les banques et le retour en caisse effectif sur leurs bénéfices. L'étau se resserre autour du bien fondé de l'utilisation de la dette grecque prise avec la soupape de sa crise comme une mécanique budgétaire sur laquelle l'économie mondiale se sauvera (? !) et, à fortiori, l'Européenne ! À chercher la position de la charrue par rapport à celle des boeufs ou essayer de pondre des oeufs avant les poules toujours est-il que dorénavant le sort de la Grèce se lie au sang de la monnaie européenne, contrat scellé par capitalisation plus ou moins fausse à rentabilité convenable mais constituant un manque à gagner social ? Pour sauver de la faillite un pays on peut bien maintenir la corde raide et du coup, par la même occasion, sauver la face du congloméra droitier et populiste en majorité sur les institutions européennes qui dictent à l'unisson le poul de l'économie planétaire (?)

 

Y voire un esprit de "solidarité" réelle dans un référendum pour question silencieuse confié au peuple grec qui décidera si il le veut ou pas, rester au sein de l'Union européenne, est un peu comme choisir entre nager sans bouée avec une tonne de cailloux sur le dos ou finir tout de suite au fond de l'eau. Tendre une main vers la dette grecque nécessite une "discipline budgétaire", comme le rappelle Jean Leonetti, appelée, au souhait d'un certain nombre, à accepter certaines modifications.

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